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TÉMOIGNAGE - Le confinement a interrompu les PMA à Metz, "ça peut compromettre nos chances"

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Un couple de Messins raconte comment sa démarche de procréation médicalement assistée a été brutalement interrompue par le coronavirus. Face à un virus inconnu, les centres d'aide à la procréation ont cessé tous les actes médicaux. Ils commencent doucement à reprendre.

Audrey et Alexandre, 34 ans tous les deux, ont commencé les démarches de PMA depuis un an.
Audrey et Alexandre, 34 ans tous les deux, ont commencé les démarches de PMA depuis un an. © Radio France - Marc Bertrand

"On était en plein dedans. On avait notre dernier rendez-vous médical, avant de faire une nouvelle tentative d'insémination artificielle, juste le jour du confinement", racontent Alexandre et Audrey, 34 ans tous les deux. Cela fait trois ans qu'ils tentent d'avoir un enfant. Et un an qu'ils se sont engagés dans une démarche de procréation médicalement assistée (PMA), ayant tous les deux des problèmes de fertilité. 

Ce jour-là, le 17 mars, ils préparent une seconde insémination artificielle, après une première tentative infructueuse. "Brutalement, tout s'est arrêté. Personne ne savait ce que c'était que ce virus, et les médecins n'ont pas voulu prendre le risque de continuer les démarches sans savoir si les futures mères pouvaient être atteintes par le coronavirus", la surstimulation hormonale pouvant être un facteur de risque. 

Un couple sur six en France

Selon le collectif BAMP, qui regroupe des patients et ex-patients de l’assistance médicale à la procréation, un couple sur six en France consulte pour un problème de fertilité. Il y a 152 000 tentatives de PMA par an pour 26 000 naissances. Mais avec le confinement, les centres d'aide médicale à la procréation (AMP) comme ceux de Metz ou de Nancy ont stoppé tous leurs actes médicaux

On ne sait pas combien de temps il nous reste. Trois mois, six mois, ça peut compromettre nos chances pour toujours.

"On ne savait pas si ça allait être arrêté un mois, trois, ou six. C'est le plus dur à supporter, de ne pas savoir, parce que pour les personnes engagées dans une démarche de PMA, on ne sait pas combien de temps il nous reste. Trois mois, six mois, ça peut compromettre nos chances pour toujours", explique le couple. Ils ne font aucun reproche à la communauté médicale, mais un constat : "Alors qu'on rouvrait les écoles, les commerces, les terrasses, que la vie a repris un cours quasi-normal, pour un acte médical que nous, on considère comme essentiel, le fait est que ça n'a toujours pas repris". 

Un mois après le début du déconfinement, le redémarrage commence à peine. Le centre d'AMP de Metz, le premier en France en termes de grossesses par nombre d'embryons implantés, est resté suspendu des semaines à une demande d'autorisation de réouverture auprès de l'Agence de biomédecine et de l'Agence régionale de santé (ARS). "On ne connaît pas bien les effets du Covid sur ces patients", explique l'un des médecins du centre.

"Il n'y aura pas de perte de chance"

Les consultations ont pu reprendre seulement le 3 juin, une fois l'autorisation obtenue et les locaux aménagés pour limiter au maximum le risque de contamination. "On a été recontactés, et on a eu un rendez-vous, mais on ne sait pas quand on passera parce qu'il y a des milliers de couples comme nous qui attendent. Combien de temps ça va prendre ?", se demande Audrey. 

Le centre d'AMP de Metz assure que les retards ne concernent que quelques dizaines de patients. Et qu'il n'y "aura pas de perte de chance" pour les patientes : "On a évalué les patientes pour qui ça peut réduire les chances" de tomber enceinte, "et cette patientèle-là, on la contacte en priorité. Cela concerne les femmes qui font une chimiothérapie par exemple, celles qui ont plus de 40 ans, ou encore celles qui s'apprêtaient à faire un acte médical qui a été interrompu brutalement. Ces cas-là sont prioritaires et nous sommes en train de les contacter actuellement".

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