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TÉMOIGNAGE - Un pompier français de retour de Beyrouth raconte sa mission de secours

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

Une équipe de six volontaires de l'ONG stéphanoise Pompiers Humanitaires Français a passé dix jours à Beyrouth pour aider les Libanais après l'explosion du 4 août.

Le port de Beyrouth au Liban, une semaine après l'explosion du 4 août
Le port de Beyrouth au Liban, une semaine après l'explosion du 4 août © Maxppp - CAROLINE BLUMBERG

Il y a deux semaines, six membres de l'ONG Pompiers Humanitaires Français atterrissaient en pleine nuit à Beyrouth. Dès le lendemain matin, moins de 72H l'explosion du mardi 4 août, leur travail commençait dans des rues dévastées. Le chef de ce groupe composé de secouristes, d'infirmiers et de médecins, le pompier professionnel Gilles Theillard raconte cette mission à France Bleu. 

Un hôpital ruiné

Dès le vendredi 7 août, l'équipe de Gilles Theillard s'installe sous une tente au pied de l'hôpital des Sœurs du Rosaire, non loin du port. Le bâtiment a subi le souffle de l'explosion, et n'est plus complètement fonctionnel explique Gilles Theillard : "Toutes les structures vitrées ont été soufflées, _les portes d'ascenseur pour certains carrément enfoncées_, les cabines d'ascenseur étaient au sous-sol et l'hôpital fait neuf étages."

Les dégâts sont visibles partout dans le quartier : "Il y avait des portes coupées en deux, des plaques d'égout entières qui ont été projetées. Le souffle s'est engouffré dans les égouts. Quelque chose de très, très impressionnant." Un spectacle de désolation marquant, même pour un pompier expérimenté comme Gilles Theillard : "Sur un parcours de sapeurs pompiers, on en voit chez nous, mais à une échelle toute autre. Vous avez vu les images et les vidéos à la télé : ça parle. _On connait tous l'expression 'c'est Beyrouth', eh bien là, on y était vraiment_."

"Des gens venaient et ne parlaient pas, il étaient prostrés ou bien éclataient en sanglots."

Gilles Theillard raconte la mission de soin de son équipe à Beyrouth

"On a été sur un rythme de _trente à quarante personnes soignées par jour_" estime Gilles Theillard, "Des blessés, beaucoup par des projections de verre, des coupures profondes, des coupures moins profondes, mais beaucoup plus nombreuses sur les corps. Et puis des personnes traumatisées qui méritaient un soutien psychologique."

"On n'est pas là que pour faire des gestes, on est là aussi pour réconforter" assure le pompier, qui décrit des Libanais traumatisés : "Des gens venaient et ne parlaient pas, il étaient prostrés ou bien éclataient en sanglots. Des gens qui, pour quelques uns, ont été blessés ou ont perdu un proche. Leur appartement a été soufflé. Leur voiture était dans la rue : ils n'en ont plus. Et pour quelques-uns aussi ils n'ont plus de travail, _ils sont dans une situation catastrophique_."

Au retour de cette mission de dix jour Gilles Theillard aimerait conclure sur une note d'espoir mais il admet que "Tout reste à faire. _On leur souhaite une rapide reconstruction, à tous points de vue, parce qu'ils le méritent_. Ce sont des gens formidables. Il faut les aider. "

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