Société

La Croix-Rouge de Nîmes mobilisée pour protéger les plus démunis contre la vague de froid

Par Viviane Le Guen et Sandrine Nieto, France Bleu Gard Lozère mercredi 18 janvier 2017 à 20:30

En période de grand froid, la croix rouge distribue quotiennement des repas dans les rues aux plus démunis
En période de grand froid, la croix rouge distribue quotiennement des repas dans les rues aux plus démunis © Maxppp - Eric Malot

Ce mercredi est la journée la plus froide de la semaine dans la Lozère et le Gard. À Nîmes, la mobilisation est maximale. Chaque soir des équipes de bénévoles sillonnent la ville pour venir en aide aux plus démunis.

La vague de froid atteint son pic ce mercredi dans le Gard et la Lozère. Ce froid glacial devrait persister jusqu'à jeudi, avec des températures de 5°C à 10°C en dessous des normales de saison. Les deux départements sont en vigilance "jaune grand froid". Vigilance "renforcée" en Lozère jusqu’à 16 heures.

À Nîmes, la Croix-Rouge a déclenché son plan vague de froid. Chaque soir, des équipes de bénévoles de différentes associations parcourent la ville pour distribuer couvertures, nourriture et boissons chaudes. Une aide à laquelle ont recours de plus en plus de personnes, y compris ceux qui ont un toit.

Pendant la période d'hiver, c'est plus compliqué

"Avec le RSA on ne vit pas, on survit, et encore c'est limite" confie un père de famille venu chercher un repas auprès des bénévoles nîmois. Il élève seul son enfant. Alors c'est système D. Et "depuis la période d'hiver, c'est plus compliqué" explique-t-il, "un jour sur deux, il y a un repas chaud. Mais tout ça, c'est avec des bénévoles et eux aussi ils ont froid."

Le repas chaud ce sera pour son fils, lui avec un sandwich il s'en "débrouillera." Chez lui aussi, il faut vaincre le froid. Son appartement mal isolé l'oblige à confier son "petit" aux grands parents, les soirs où il fait trop froid.

Avec le RSA on ne vit pas, on survit

Avec une petite retraite, difficile de se chauffer

Une présence vitale pour Martine. Retraitée depuis l'été dernier, elle a tout juste les moyens de payer son loyer. Alors quand il s'agit de se chauffer, c'est impossible : "Le tout électrique, ça revient très très cher", explique-t-elle. A coup de couverture, de pulls, elle se chauffe comme elle peut.

Son unique repas, elle doit venir le chercher à la croix rouge. "Sortir un euro par jour, ça m'est parfois difficile" confie-t-elle. Des difficultés qui ne l’empêchent pas de penser à ceux qui dorment dans la rue.

Numéro vert d’appel gratuit 115 : pour signaler toute personne en détresse. Informez les services les personnes sans hébergement qu’elles peuvent être prises en charge 24h sur 24.