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Dossier : Coronavirus Covid-19

TEMOIGNAGES - Bretagne : malgré le Covid, ils animent et participent à des festoù-noz clandestins

Depuis plus d'un an les discothèques sont fermées. Les festoù-noz et les bals trad' ne peuvent plus avoir lieu en raison des restrictions sanitaires. Malgré tout, des fêtes réunissant jusqu'à plus de 100 personnes sont organisées en Bretagne. Des participants témoignent.

"C'est vrai qu'entre danseurs c'est difficile de respecter les règles" confie un participant.
"C'est vrai qu'entre danseurs c'est difficile de respecter les règles" confie un participant. © Maxppp - Marc Ollivier

Ils savent qu'ils seront sûrement parmi les derniers à retrouver une activité normale. A cause du Covid-19, les organisateurs et musiciens des festou-noz et autres bals trad' bretons ne peuvent plus faire danser et chanter depuis plus d'un an maintenant. L'application des protocoles sanitaires empêche la tenue de ces fêtes, pourtant, d'après nos informations, ces derniers mois, plusieurs d'entre elles ont été organisées dans le Finistère, le Morbihan ou les Côtes-d'Armor.

Stéphane (prénom modifié) est musicien. Il y a quelques mois il a été sollicité pour animer plusieurs soirées privées chez des particuliers. "A chaque fois cela se passe dans des salons assez grands, des garages ou des granges aménagées avec une petite scène, une sono et de la décoration. Il y a entre 20 et 40 personnes en moyenne. Des amoureux de la danse qui ont l'habitude d'aller en fest-noz chaque week-end. Ils ressentent un manque alors ils invitent des amis pour s'amuser chez eux," raconte le Breton. 

Je ne viens pas pour ramener le virus à la maison.

Stéphane a déjà eu l'occasion d'animer une soirée dans une grande propriété. "Il faisait beau, les gens étaient à l'extérieur. Certains sont uniquement venus pour écouter de la musique. Ils portaient un masque. Evidemment lors des danses, les gestes barrières sautent, surtout quand les gens sont déjà habitués à se côtoyer, mais il y a une grande liberté, chacun fait ce qu'il veut," assure Stéphane.

De son côté, le musicien assure veiller au respect des gestes barrières. "On ne connait pas les gens, donc on fait attention. On vient pour jouer de la musique et passer une bonne soirée, pas pour ramener le virus à la maison. C'est une libération mais on ne fait pas n'importe quoi." 

A ma connaissance, personne n'a été contaminé pendant ces fêtes.

Erwan (prénom modifié) a lui aussi été convié à animer des soirées clandestines. Il tient le même discours. "Entre musiciens on ne s'embrasse pas, on s'éloigne les uns des autres mais il faut reconnaître qu'au cours de la soirée, la crainte disparaît et il peut arriver d'oublier les gestes barrières. Je fais des tests en revenant chez moi, je reçois peu de monde. A ma connaissance, personne n'a jamais été contaminé dans ces fêtes."

L'âge des participants peut varier. Les fêtes en petit comité concernent avant tout les quadragénaires ou quinquagénaires, mais les jeunes peuvent se joindre à eux lorsqu'elles dépassent la centaine d'invités, comme cela a pu être le cas dans le Finistère. "C'est assez rassurant de voir que des gens ont envie de retourner danser et écouter de la musique, ça veut dire qu'il y aura du monde à la reprise," confie Stéphane. "On a besoin de musique ! C'est beau de voir les gens sourire et vivre ! On a besoin de ça et c'est compliqué de se dire que c'est illégal de passer du bon temps" ajoute Erwan. 

Qu'ils aillent se faire vacciner !

Ressent-il un sentiment de culpabilité lorsqu'il participe à ces soirées ? "Je ne devrais pas vous dire ça, mais absolument pas. Ça fait trop de bien aux gens. Et si certains nous disent que nous sommes inconscients... qu'ils aillent se faire vacciner !"

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