Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

TÉMOIGNAGES - Qui sont les lieutenants de louveterie en Isère ?

-
Par , France Bleu Isère

C'est une fonction ancestrale en Isère : lieutenant de louveterie. La louveterie a été créée par Charlemagne en l'an 812. Aujourd'hui, avec la réapparition du loup en France, ils ont une fonction de conciliateur avec les agriculteurs et participent aux prélèvements de loups sur ordre du préfet.

En 2018, onze meutes de loups ont été recensées en Isère.
En 2018, onze meutes de loups ont été recensées en Isère. © Maxppp - Photo d'illustration

Grenoble, France

Le loup étend petit à petit son territoire en Isère. La présence de onze meutes est établie dans notre département (entre six et huit individus par meute). Et la fréquence des attaques est aussi forte que l'année dernière. Au dernier décompte, début juillet, on dénombrait 66 attaques de loups et 168 brebis tuées depuis le 1er janvier 2018. Cette année en France, 43 loups vont être prélevés. Une tâche bien souvent confiée aux louvetiers. Ils sont aujourd'hui 23 en Isère. 

Chasseurs, louvetiers de père en fils ou encore passionnés de nature

C'est d'ailleurs la première fois qu'ils sont si nombreux explique Philippe Caterino, le président des lieutenants de louveterie de l'Isère : " c'est la première fois que nous sommes aussi nombreux, en règle générale nous sommes une quinzaine, aujourd'hui nous sommes donc 23. Le préfet nous a demandé d'augmenter nos effectifs face à l'augmentation des loups sur notre territoire et à la multiplication des nos interventions."

Le loup avait totalement disparu en France entre 1940 et les années 2000, le rôle des lieutenants de louveterie étaient alors totalement différent comme le raconte Bruno de Montal, il était louvetier entre 1977 et 2015, comme son père et son oncle avant lui : " à l'époque il y avait peu d'interventions. Nous étions surtout là pour nous occuper des sangliers, des blaireaux, des renards et parfois même des chamois. Puis en 2004, nous sommes revenus à nos premiers amours : le loup.

Pour les éleveurs de brebis, le loup c'est une pression 24 heures sur 24." - Bruno de Montal, louvetier honoraire

Bruno de Montal participe alors au premier prélèvement d'un loup en Isère, c'était dans le massif du Taillefer. Depuis il a vu l'animal étendre son territoire provoquant ainsi la colère des éleveurs : " le loup c'est un vrai problème pour ceux qui subissent la pression du loup c'est à dire les éleveurs. Il y a quelques jours, j'ai passé la soirée chez un berger, à un moment il est parti avec son bâton et son chien, faire le tour de l'enclos de ses brebis. Il m'a dit qu'il était inquiet en permanence."

En cas d'attaque sur leurs troupeaux, les éleveurs peuvent faire appel aux lieutenants de louveterie. Pour les prélèvements, c'est à dire l'abattage des loups tout est très réglementé précise Philippe Caterino : " il y a différents palliers, d'abord l'éleveur peut avoir une autorisation de défense simple, quand son troupeau a subit trois attaques consécutives dans un court laps de temps. Si les attaques continuent, il peut demander au préfet une autorisation de défense renforcée, c'est à partir de ce moment là que nous intervenons en battue pour effectuer un prélèvement." Cette année en France, 43 loups vont être prélevés.