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Société

TEMOIN - Le récit du sauvetage du pêcheur de Capbreton vu par l'un des nageurs sauveteurs

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Ce mercredi, deux nageurs-sauveteurs de la plage centrale de Capbreton ont réalisé un sauvetage très spectaculaire. Un pêcheur est tombé à l'eau, fauché par une vague au bout du canal du port de Capbreton. Cédric Campays, l'un des deux sauveteurs nous raconte le sauvetage

Capbreton sous la tempête en 2017
Capbreton sous la tempête en 2017 © Maxppp - Dequier Loïc

Capbreton, France

C'est un sauvetage très spectaculaire qui a eu lieu à Capbreton. Ce mercredi, un pêcheur est tombé à l'eau, emporté par une vague au bout du canal du port de Capbreton. Les sauveteurs l'ont récupéré à 200 mètres de la plage, en franchissant des vagues de 3 mètres, pour le ramener en vie sur la plage.  Il a été ensuite transporté à l'hôpital de Bayonne. Le pêcheur était au stade 2 de la noyade, il a inhalé de l'eau. L'un des sauveteurs, Cédric Campays nous raconte le sauvetage. 

France Bleu Gascogne :  Comment s'est passé ce sauvetage ?

Cédric Campays : On saute du phare pour accéder le plus rapidement possible à la victime qu’on avait en ""visu", qui elle, se trouvait au large de la plage centrale de Capbreton. Donc, on plonge avec Guillaume (NDLR : son collègue), les palmes aux pieds, notre bouée tube à la main. Une fois qu’on touche l’eau, on se met à nager le plus vite possible pour arriver sur la victime dans les plus brefs délais parce qu’on la voyait sur le dos et en général, quand on voit les victimes sur le dos c’est qu’elles sont très fatiguées et qu’elles sont un peu à bout. 

On savait qu'il fallait faire vite

On savait qu’il fallait faire vite, on était au milieu des creux en train de nager, il y avait des bons creux de 3 mètres avec quelques mousses qui nous tombaient sur la tête donc c’était assez compliqué de nager dans ces conditions mais ça s’est plutôt bien passé pour nous , on a eu de la chance on n’a pas pris de grosses séries sur la tête pendant qu’on nageait. 

On a perdu la victime de vue dans un premier temps et au milieu des creux, c’était très compliqué de la voir malgré le fait qu’on voulait la garder en visu depuis le début. On l’a perdu de vue, on a regardé les gens qui étaient sur la digue et qui par chance, nous ont fait signe en direction de la victime et on l’a récupéré dans la foulée. On s’est rendu compte qu’elle était à 30-40 mètres de nous. On a juste eu cette distance à faire avant d’arriver sur elle. On l’a récupéré, on lui a donné la bouée tube pour qu’elle puisse se reposer. La personne était assez paniquée quand même, on a tenté de la calmer. Je pense qu’elle a eu très peur et on a pu la reposer un petit peu en préparant l’arrivée sur le sable. 

Comment se sent-on dans ce cas-là quand on est sauveteur ? Est-ce qu’il y a de la peur parce que malgré tout la mer est déchaînée ? 

De la peur pas forcément. De l’adrénaline, beaucoup d’adrénaline. Nous sommes des sauveteurs qui s’entraînons beaucoup, on passe beaucoup de temps dans l’océan et ça nous arrive d’aller s’entraîner dans des conditions un peu difficiles comme celles qu’il y avait hier (NDLR : mercredi). Donc, on n’était pas en terrain inconnu, on savait plus ou moins à quoi s’attendre sachant qu’on connait un peu l’endroit donc beaucoup d’adrénaline et puis de l’excitation surtout. On était prêt quoi ! 

Est-ce que vous vous dîtes que c’était un peu inconscient ce qu’il a fait ? 

C’était complètement inconscient par une journée pareille de se mettre dos aux vagues assis sur le rebord de la digue sachant qu’il y avait de grosses déferlantes qui tapaient le phare et des gerbes d’eau de je ne sais pas combien de mètres de haut qui volaient. C’était complètement inconscient, ça m’a étonné que personne ne lui dise de se remettre derrière le rebord avant que ça n’arrive. 

Est-ce que vous avez conscience d’être un peu les héros du jour ? 

Nous, on l’a pas trop vécu comme ça. C’était plus pour nous une super expérience, une bonne aventure qu’on a partagé en fin de saison entre amis. Ça fait plaisir d’avoir un peu de reconnaissance sur ce boulot surtout en fin de saison où il y a très peu de plages qui sont ouvertes. Je sais que ça peut être des sujets parfois délicats les communes, la durée d’ouverture des plages. Là, ça prouve encore une fois que s’il y a des sauveteurs jusqu’à fin septembre sur les plages, ce n’est pas pour rien et que ça peut encore sauver des victimes. 

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