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Société

Terrasses chauffées : interdites à Rennes, sur la sellette à Paris ?

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Par , France Bleu Paris

La capitale bretonne a interdit les chauffages en terrasses depuis le 1er janvier. La décision a été prise au nom de l'écologie. C'est la première grande ville à prendre cette interdiction. A Paris, les écologistes demandent la même chose, mais la majorité l'a rejeté... pour le moment.

"ces chauffages représentent 15% de ma facture d'électricité, mais en même temps si l'on ne fait pas ça, on n'a pas de clients l'hiver"
"ces chauffages représentent 15% de ma facture d'électricité, mais en même temps si l'on ne fait pas ça, on n'a pas de clients l'hiver" © Radio France - Théo Hetsch

Même si l'hiver est doux à Paris, les chauffages en terrasses tournent à plein. Sur les 13 500 terrasses parisiennes, 80% en sont aujourd'hui équipées. Comme ce bar du 15e arrondissement : pas grand monde à l'intérieur, mais des clients en terrasses, à l'image de Sonia, qui ne se voit abandonner le chauffage : "quand on fume, c'est agréable de rester dehors, et fumer avec un petit café. Ce n'est pas juste d'interdire les chauffages" estime-t-elle. Ainsi, "entre un café avec une terrasse chauffée, et un autre sans chauffage, je vais choisir le premier" estime la trentenaire sans détour.

Une facture d'électricité qui flambe... mais qui amène des clients

Mais c'est un confort qui coûte cher au patron, Stéphane. L'ardoise s'élève à plusieurs milliers d'euros chaque année... Et pourtant, impossible de s'en passer selon lui : "ces chauffages doivent représenter _au moins 15% de ma facture d'électricité annuelle_, ça représente beaucoup de sous, mais en même temps si l'on ne fait pas ça, on n'a pas de clients l'hiver" estime le patron, installé depuis quatre ans. "Donc si la mairie interdit les chauffages à l'extérieur, il faut qu'elle soit prête à baisser le prix des terrasses, qui a beaucoup augmenté ces dix dernières années". Aujourd'hui, Stéphane paie 1 600 euros par an pour sa petite terrasse chauffée par trois radiateurs.

Je pense que c'est inéluctable et qu'on y parviendra" - Jacques Boutault, maire EELV du 2e arrondissement

Mais ce confort a un coût écologique. Une grande terrasse chauffée l'hiver avec 15 radiateurs consomme autant d'électricité que 10 à 15 ménage toute l'année. Alors il y a 10 ans déjà, Jacques Boutault, maire écologiste du deuxième arrondissement, avait déposé un vœu au conseil de Paris pour les interdire. Rebelote il y a trois semaines, le 12 décembre dernier. Mais il a été rejeté par la majorité : "je suis très déçu parce que cela ne correspond pas au discours de la maire de Paris. La seule chose que l'on a obtenu, c'est une concertation à partir de 2021" regrette l'élu.

"Cela veut dire concerter jusqu'en 2022, prendre une décision en 2023 et la mettre en oeuvre en 2025, donc c'est une grosse déception" juge celui qui soutient le candidat EELV pour les municipales de mars prochain. "Mais je pense que c'est inéluctable et qu'on y parviendra...". Car la solution viendra sans doute après les élections. Ce n'est visiblement pas le moment aujourd'hui de se fâcher avec les cafetiers...

Contactée, la mairie de Paris n'a pas souhaité réagir.

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