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Tests PCR exigés à la frontière franco-allemande dès lundi : les frontaliers accusent le coup

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Par , France Bleu Lorraine Nord

L'annonce de la nécessité de présenter un test PCR négatif à la frontière allemande, y compris pour les frontaliers mosellans qui ne travaillent pas en Allemagne, a surpris ce jeudi. La mesure risque de bouleverser le quotidien des habitants de Moselle-Est.

Enormément de frontaliers mosellans vont faire leur courses du quotidien en Allemagne. Ici à Petite-Roselle, le 25 février 2021
Enormément de frontaliers mosellans vont faire leur courses du quotidien en Allemagne. Ici à Petite-Roselle, le 25 février 2021 © Radio France - Julie Seniura

La mesure ne s'appliquera que ce lundi, mais son annonce a beaucoup surpris ce jeudi : la France va exiger des tests PCR négatifs à la Covid 19 de moins de 72 heures, pour toute personne entrant sur le territoire mosellan, à la frontière allemande, à l'exception des travailleurs frontaliers qui peuvent continuer à circuler librement. Mais si vous allez vous promener, ou faire des courses en Sarre, vous devrez montrer patte blanche... 

Quotidien bouleversé

A Petite-Roselle, pile sur la frontière avec l'Allemagne et sa jumelle Gross Rosseln, les Mosellans comprennent mal cette restriction : "inutile, n'importe quoi, la plus belle bêtise qui puisse exister".

Témoignages d'habitants de Moselle-Est recueillis à la frontière allemande de Petite-Rosselle

Ici, de nombreux frontaliers viennent faire leurs courses, notamment à l'enseigne DM, qui se trouve à moins de cent mètres du panneau indiquant la séparation entre la France et l'Allemagne. Semia, par exemple, va changer ses habitudes : "Venir de Forbach jusqu'ici, puis repartir, sans test PCR ça ne va plus passer... Mieux vaut rester à Forbach". Sophie non plus, n'ira pas se faire tester tous les trois jours pour être sûre d'avoir un laissez-passer valable : "C'est désagréable, les tests PCR. Hors de question de le faire tout le temps ! Mais la frontière, on la franchit tous les jours. Même pour aller vers Freyming-Merlebach, c'est plus long sinon.

D'autres frontaliers prennent la mesure avec philosophie, comme Kenza : "C'est normal, avec la crise qu'on traverse. Je peux faire mes courses en Allemagne, mais je préfère les faire en France, c'est plus sûr". Liliane elle aussi, n'y voit pas d'inconvénient : "Moi, je voudrais qu'on en finisse avec cette pandémie. S'il y a des mesures à prendre, il faut les prendre".

Les laboratoires d'analyses feront face

Dans les laboratoires d'analyses de Moselle-Est, les tests anti-Covid s'enchainent : entre 150 et 200 par jour rien qu'aux Laboratoires GOS de Forbach, où officie le Dr Jocelyn Thonnon, prêt à augmenter la cadence des tests PCR : "On est prêts à un regain d'activité depuis un certain temps. Nous sommes en saturation, mais on a encore un peu d'espace, on s'est adaptés. Nous avons augmenté nos capacités de prélèvements."

On fera face. C'est notre mission

Cette mesure s'imposait au vu de la situation épidémique de la Moselle, particulièrement touchée par le variant sud-africain de la Covid-19. Le taux d'incidence du département dépasse les 300 nouveaux cas pour 100.000 habitants.

Le préfet en attente de précisions

La mesure entre en vigueur ce lundi 1er mars, mais le préfet de la Moselle, Laurent Touvet, attend encore le décret qui précise tous les détails. Si renforcement des contrôles il y a, "ça ne sera pas sur la frontière mais en retrait, avec le souci de perturber le moins possible la vie transfrontalière". Dans son allocution de ce jeudi soir, le Premier ministre Jean Castex a placé la Moselle, comme 19 autres départements, sous surveillance renforcée. Des concertations vont avoir lieu ces prochains jours avec les élus locaux pour voir si les mesures actuelles suffisent, ou s'il faut par exemple reconfiner le week-end, comme à Nice ou Dunkerque.

Au nom de l'Eurodistrict Sarre-Moselle, le maire de Morsbach Gilbert Schuh et celui de Sarrebruck Uwe Conradt appellent à ce que les frontières restent ouvertes, et rejettent les contrôles systématiques à la frontière avec présentation de tests négatifs.  

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