Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Toilettes souillées, terrain envahi : à Saint-Étienne le club de La Rivière pousse un coup de gueule

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le président du club de foot La Rivière, à Saint-Étienne dans la Loire, publie des photos chocs de l'état de ses vestiaires. Plus d'eau, plus de toilettes pour ses licenciés, et un terrain régulièrement envahi par d'autres jeunes : il incrimine la mairie, qui se défend en promettant des mesures.

Le terrain du stade des Frères Grail, à Saint-Étienne.
Le terrain du stade des Frères Grail, à Saint-Étienne. © Radio France - Céline Autin

Depuis deux mois, les licenciés des clubs Sainté United et La Rivière, qui se partagent le stade des Frères Grail à Saint-Étienne, n'ont plus d'eau, plus de toilettes ni d'électricité dans les vestiaires. Leur terrain est régulièrement envahi par d'autres jeunes. Cette semaine, le président du CO La Rivière a même dû annuler un entraînement. Il pousse un cri de détresse et de colère à l'encontre de la mairie.

Les joueurs et les entraîneurs n'ont plus le moral

Le président du CO La Rivière, Yassin Madoui, assure avoir alerté la mairie il y a deux mois déjà. Entre-temps, rien ne s'est passé. La situation s'est même dégradée, avec le vol, il y a deux semaines environ, de toute la tuyauterie en cuivre dans les vestiaires. 

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Sur le terrain, personne n'a envie de rire. Sabrina entraîne des jeunes et témoigne : "ils amènent leurs gourdes, leurs bouteilles, mais après, quand ils ont fini, je ne sais pas comment faire." En dehors, Maud, venue encourager son frère de neuf ans, voit rouge. Elle est infirmière dans la vie de tous les jours : "Ça fait un an et demi qu'on nous prend la tête avec le lavage de mains, l'hygiène, etc. et là, on n'y a pas accès. C'est à se poser des questions."

En tant que président du CO La Rivière, Yassin Madoui a vu l'ambiance se dégrader ces dernières semaines. L'état des vestiaires est en cause, mais aussi ces jeunes non licenciés qui envahissent le terrain à intervalles réguliers :  "On est dégoûtés. Quand on sort de l'entraînement et qu'on a passé notre temps à faire sortir des jeunes, on a l'impression qu'on a perdu notre temps et de l'énergie." Cette semaine il a même décidé d'annuler l'entraînement du mardi soir pour cette raison.

La mairie, directement mise en cause, se défend

Pour le président du club, il n'y a pas de miracle : il faut que la mairie prenne ses responsabilités et entretienne ses équipements, par exemple en ajoutant des filets pour limiter les accès au stade. Il explique l'avoir alertée depuis deux mois. "Là, le service des sports m'appelle parce que j'ai appelé les journaux, publié une tribune sur Facebook, décrit-t-il, amer. C'est tard. On demande un minimum de respect et de dignité. Une ville qui veut accueillir des événements nationaux ou mondiaux, la Coupe du monde de rugby par exemple, doit d'abord penser au local avant de vouloir faire du tape-à-l'œil."

"Une ville qui veut accueillir des événements nationaux ou mondiaux, la Coupe du monde de rugby par exemple, doit d'abord penser au local avant de vouloir faire du tape-à-l'œil." - Yassin Madoui, président du CO La Rivière.

La mairie assure avoir contacté une entreprise qui va se rendre sur place, d'ici la fin de cette semaine, pour évaluer les travaux à réaliser. Des toilettes provisoires vont être installées à l'extérieur. Sur la question des jeunes qui envahissent les terrains, elle avoue son impuissance : "ça se passe dans d'autres stades de la ville aussi, détaille Brigitte Masson, adjointe aux sports. On a demandé à la police de faire des tours, mais elle ne peut pas être partout." Quant à construire d'autres terrains, afin de pallier le manque d'équipements, pas question : "ça coûte 600.000 euros au bas mot."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess