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Touche pas à l'oseille ! Sur les marchés en plein-air, vous êtes servis

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Chez "Da Costa Primeurs" pas question pour les clients de toucher l'oseille, ni tout autre fruit ou légume: tout le monde est rassuré. "Distanciation sociale" c'est la première règle depuis la réouverture des marchés, en fin de semaine.

Ce sont les salariés qui font le service Ce sont les salariés qui font le service
Ce sont les salariés qui font le service © Radio France - Gérard Fourgeaud

Quand Edouard Philippe décréta la fermeture des marchés en plein air, le lundi 23 mars au soir, Agostino Da Costa venait de remplir sa chambre froide, après avoir fait ses achats chez les grossistes le matin même, pensant les mettre sur les marchés dès le lendemain à l'aube. Pendant, une semaine, l'entreprise familiale "Da Costa Primeurs"  n'a eu aucune entrée d'argent. Et la marchandise est périssable.

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Zéro euro dans les caisses

Il avait bien vendu quelques paniers par internet, mais avec 12 salariés permanents et donc 12 salaires,  Agostino raconte : " On était en train de voir si on mettait notre personnel au chômage partiel ou pas. Cette semaine ça été très difficile". Comme la mairie de Grenoble a obtenu une dérogation de la préfecture, il poursuit " c'est important pour nous, d'avoir un marché pour pouvoir écouler la marchandise qu'on a stocké dans la chambre froide".  

Et les masques ?  C'est introuvable !

Les habitudes changent. Plus questions pour les clients de se servir eux-mêmes. "Vous faites la queue en respectant la distance de 1m50, en suivant le marquage au sol. Et puis vous attendez qu'un ou une vendeuse vienne vous cherchez" Au fil des rayons vous demandez, un kilo de carottes, trois navets mais vous ne touchez pas les produits, c'est la vendeuse qui remplit votre panier. Quand il est plein, vous le présentez à la caissière. Etonnant, elle  porte des gants, mais pas de masques. Pas plus que les vendeurs

Pour avoir assez de vendeurs à l'Estacade, il a rapatrié le personnel des ses deux autres marchés réguliers, Echirolles et Voiron, qui ont fermé. Ainsi chaque client est accueilli avec le sourire.

Agostino Da Costa, le patron © Radio France - Gérard Fourgeaud

Comme on lui fait remarquer que ni vendeurs, ni caissière ne portent de masques, mais seulement des gants:
"J'aimerais en mettre, se désole Agostino Da Costa, mais faut en trouver. On va dans les pharmacies, c'est introuvable.  On mets des gants. Normalement on doit travailler avec des masques, mais comme on n'en trouve nulle part, on prend le risque.  C'est un service rendu à la nation, quand même. On prend des risques pour servir les clients".  " Que voulez-vous, les supermarchés sont débordés de monde… plutôt que d'avoir à faire la queue dans les grandes surfaces. C'est important que les gens puissent être servis en fruits et légumes.  

le stand © Radio France - Gérard Fourgeaud

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