Société

Toul : "La cathédrale doit rester accessible à tous"

Par Manon Klein, France Bleu Sud Lorraine mardi 14 novembre 2017 à 18:57

La cathédrale de Toul (Meurthe-et-Moselle) attire de nombreux touristes pendant l'été.
La cathédrale de Toul (Meurthe-et-Moselle) attire de nombreux touristes pendant l'été. © Radio France - Manon Klein

Faire payer l'entrée des lieux de culte pour financer la rénovation des édifices, c'est l'idée lancée par Stéphane Bern le 10 novembre 2017 dans une entretien accordé au Parisien. La proposition est loin de faire l'unanimité à Toul, où la cathédrale attire de nombreux touristes.

Fidèles, touristes de passage, et évêché sont d'accord : pas question de faire payer l'entrée de la cathédrale de Toul. Tous ont du mal à comprendre la proposition faite dans ce sens par Stéphane Bern. L'animateur de télévision est par ailleurs chargé d'une mission de sauvegarde du patrimoine auprès du gouvernement. "Ce sont des lieux de liberté, où on peut entrer et sortir librement, et où il n'est pas question d'argent" argumente l'un des visiteurs de la cathédrale.

Une taxe pour les touristes uniquement

Après le début de la polémique, Stéphane Bern a précisé que l'entrée payante serait réservée aux seuls touristes... sans préciser de quelle manière ces derniers peuvent être distingués des fidèles ''habituels''.

"Reste à savoir si on voit dans une cathédrale un lieu de culte ou un musée. Pour moi c'est un lieu de culte" - Arthur, visiteur régulier de la cathédrale de Toul.

Pour le curé de Toul, Jacques Détré, sa cathédrale n'est pas une attraction touristique, mais un "lieu de repos". "C'est pas Versaille (...) c'est dans un autre registre" continue le religieux.

Rénovation des lieux de culte

Si Stéphane Bern a proposé de faire payer l'entrée des lieux de culte, c'est pour récolter des fonds destinés à la rénovation de ces lieux, car ils coûtent souvent cher en travaux. Dans la plupart des cas, c'est l'Etat qui finance les travaux de rénovation, mais ici, à Toul, c'est la mairie qui les prend en charge. Indirectement, ce sont donc les habitants, à travers leurs impôts locaux, qui paient.

Les évêques de France ce sont positionnés contre la monétisation de la visite des lieux de culte. Dans un communiqué publié le lundi 13 novembre 2017, ils rappellent que la loi de 1905 interdit toute taxe ou redevance sur la visite de ces lieux.