Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International

Toulouse : 25 ans après, le difficile travail de mémoire autour du génocide des Tutsis au Rwanda

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie

Il y a 25 ans, 800.000 personnes étaient assassinées au Rwanda. Vingt-cinq ans après, victimes et associations commémorent le génocide ce dimanche à Toulouse, même si le travail de mémoire reste difficile.

À gauche, Jeannette Laroche présidente de l'association Diaspora Rwandaise de Toulouse et à droite Jeanne Uwimbabazi rescapée du génocide
À gauche, Jeannette Laroche présidente de l'association Diaspora Rwandaise de Toulouse et à droite Jeanne Uwimbabazi rescapée du génocide © Radio France - Théo Caubel

C'était il y a 25 ans, du 7 avril 1994 au 4 juillet 1994, plus 800 000 personnes principalement des Tutsis étaient assassinées au Rwanda par des membres des Forces armées rwandaises et des miliciens Hutus. 

Un quart de siècle après ce génocide, le travail de mémoire reste difficile pour les victimes et les associations. "On a besoin de poser les bases, de savoir qui a fait quoi dans ce génocide", explique Jeanne Uwimbabazi rescapée à 16 ans de ce génocide, aujourd'hui infirmière à Toulouse. 

"On ne peut pas avoir vécu ça et  ne pas alerter les gens. Ce n'est pas parce que ce sont des Africains ou que ce génocide s'est passé loin qu'on ne doit pas se sentir concerné" - Jeanne Uwimbabazi rescapée du génocide

"Par exemple, on aimerait que la France ouvre ses archives, ajoute-t-elle. Vingt-cinq ans après, on se rend compte qu'en France il n'y a eu que trois procès alors qu'il y a une course contre la montre. Les présumés génocidaires sont vieillissants et les témoins aussi. Donc il faut vraiment que les choses avancent. On a besoin de cela pour se reconstruire. On a besoin de savoir la vérité !"

Une mémoire difficile à transmettre 

Au-delà de la construction de cette mémoire, elle reconnaît que cette histoire est dure à transmettre au plus grand nombre. Jeanne Uwimbabazi intervenait samedi 6 avril lors d'une formation sur ce génocide organisée par la branche toulousaine de l'association Survie. L'objectif de cet événement était d'informer sur ce qui s'est passé en 1994 et de s'interroger sur le rôle que la France a pu avoir dans ce drame. " Il faut comprendre la construction d'un génocide se sont d'abord des mots, le rejet de l'autre. Et sur ça, il faut toujours rester vigilant" tient à rappeler Jeanne Uwimbabazi.

Elle n'est pas la seule à reconnaître que ce message a du mal à être entendu. "On a l'impression de toujours parler aux même personnes, déplore Jeannette Laroche, présidente de l'association Diaspora Rwandaise de Toulouse. Chaque année, on touche une personne de plus mais petit à petit le travail se fait."

Une cérémonie d'hommage au jardin Raymond IV

D'ailleurs parmi la vingtaine de personnes présentes lors de cette formation, quelques nouveaux visages sont apparus, comme Lisa qui cherche à mieux comprendre ce drame. "Je pense qu'on se dit souvent "on connaît, on sait que c'est une histoire sombre". Mais on ne va pas jusque dans les détails. Et les capter ce n'est pas juste pour frimer en société, c'est aussi pour comprendre à quel moment ça s'est passé, comment ça s'est passé et aussi pour transmettre et s'assurer que ça ne se reproduise pas."

Et pour ne pas oublier ce dimanche, l'association Diaspora Rwandaise de Toulouse organise un rassemblement à 10h devant le monument aux morts à François Verdier avant une cérémonie dans le jardin Raymond IV où se trouve une stèle d'hommage aux victimes de ce génocide.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu