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Dossier : Confinement - Coronavirus : infos pratiques et astuces du quotidien

Toulouse : assaillis de demandes, les coiffeurs préparent une possible réouverture

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Par , France Bleu Occitanie

Depuis l'annonce d'un début de déconfinement à compter du 11 mai, les coiffeurs sont assaillis d'appels pour prendre rendez-vous. Mais la profession ne sait pas encore dans quelles conditions elle pourra rouvrir les salons. Les clients doivent s'armer de patience, les coiffeurs eux s'activent.

Illustration.
Illustration. © Maxppp - Thomas Padilla/MAXPPP

"Ce ne sera pas comme avant, c'est sûr. Et pendant des mois", prévient Sébastien Robin. Responsable des deux salons de coiffures "L'atelier de Maud" à Toulouse, il reçoit des dizaines de messages ou d'appels pour des rendez-vous à partir du 11 mai. C'est inutile pour le moment. 

Sébastien Robin : "Là, ça s'affole"

Sébastien Robin et sa compagne Maud, responsables de ces deux salons sont inondés de demandes : "C'est tous les jours, plusieurs fois par jour. On a masse de clientèle sur nos réseaux sociaux qui nous demande quand est-ce qu'on va ouvrir. Là ça s'affole. Les fameux messages automatiques sur les réseaux sociaux pour poser des questions sur notre page, on en a 10.000. Cela n'arrête pas. Mais aujourd'hui, le gouvernement n'a pas dit pour le moment si les salons allaient ouvrir le 11 mai et dans quelles conditions. On a que des bruits de couloir. Est-ce qu'on va limiter le nombre de clients ?  Une distanciation ? On ne le maîtrise pas." 

Il est donc impossible pour le moment de prendre rendez-vous sur la plateforme dédiée aux réservations.

En espérant que d'ici la réouverture, les gens n'aient pas fait n'importe quoi : "Ce sera plus compliqué pour nous si les gens sont allés acheter des couleurs dans un supermarché. Cela peut même être dangereux pour le cheveu. On ne peut pas rattraper les grosses erreurs avec des produits de mauvaise qualité."

Plexiglas, peignoir jetable... Le salon de demain 

Avec des cheveux abîmés ou non, tous ont hâte de retrouver leur activité. Et si les conditions de réouverture ne sont pas fixées, les coiffeurs prennent les devants : "On est en lien avec nos partenaires pour avoir tout le matériel de désinfection. Des blouses, des gants, du gel, des visières pour nos collaborateurs. On va aussi installer des cloisons en plexiglas entre chaque bac à shampoing. On mettra aussi un client tous les deux postes pour respecter la distance d'un mètre."

Certains produits sont plus difficiles à trouver : "On a du mal à trouver des peignoirs jetables en revanche. Il y a une grosse pénurie. Ce ne sera plus le même peignoir pour les clients, ça c'est sûr. Il y aura beaucoup plus de machines à laver qu'avant. On va commander des peignoirs lessivables qui coûtent beaucoup plus cher. C'est un investissement là aussi." 

Des semaines de travail modifiées ? 

Le travail des salariés va également être modifié. "Il va aussi falloir nettoyer beaucoup plus. Un coup de lingette sur le téléphone à chaque appel, le nettoyage de la tablette après chaque client, etc. On a déjà préparé les plannings de retour et estimé que ce temps perdu il est de 550 euros par semaine. Le temps dégagé au collaborateur pour nettoyer ça représente plus de 2000 euros par mois juste pour la mise en place sanitaire."

Même si réouverture il y a, Sébastien Robin craint une chose : "On espère qu'ils ne vont pas limiter le nombre de clients dans le salon. Il faudrait laisser des collaborateurs en chômage partiel. Automatiquement, il faudrait travailler le dimanche, commencer plus tôt et finir plus tard pour arriver à placer le temps de travail de 35 heures de nos collaborateurs. S'il en va de la survie de l'entreprise et de leur propre emploi, on le fera. Si c'est pour faire 40 ou 50% du chiffre qu'on devrait faire, il va falloir que ça rentre dans les caisses. Nous on vient de s'endetter à hauteur de 120.000 euros."

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