Société

Toulouse : aux Minimes, la cité Bourbaki poursuit sa mue

Par Rémi Vallez, France Bleu Toulouse lundi 23 janvier 2017 à 5:40

Cet immeuble de 4 étages situé rue Hoche va être détruit pour laisser la place à une construction plus moderne.
Cet immeuble de 4 étages situé rue Hoche va être détruit pour laisser la place à une construction plus moderne. © Radio France - Rémi Vallez

Dans le cadre du contrat de ville signé entre l'Etat et Toulouse Métropole à l'été 2015, qui ambitionne de réduire les inégalités dans les quartiers prioritaires, la cité Bourbaki, dans le quartier des Minimes, fait l'objet d'un important renouvellement urbain en 2017. Les détails.

Le visage de Bourbaki continue de changer. En pleine évolution depuis deux ans, la populaire cité des Minimes va connaître d'importants travaux de rénovation menés dans le cadre de la signature, à l'été 2015, du Contrat de ville signé entre l'Etat et Toulouse Métropole. Ce plan d'action sur 6 ans (2015-2020) a pour objectif de réduire les inégalités dans les quartiers prioritaires, là où la moitié des foyers gagnent moins de 1200 euros par mois, en agissant sur l'éducation, le développement économique et la réhabilitation des logements.

Après la livraison d'une première résidence de 47 appartements en juin 2015, cette réhabilitation va se poursuivre à partir du 23 janvier 2017, avec la démolition d'une barre d'immeuble de 4 étages qui compte une vingtaine de logements.

Quand les gens de l'extérieur voient les bâtiments actuels, ils peuvent avoir l'impression que la cité est laissée à l'abandon - Francine, une résidente de Bourbaki

Elle laissera prochainement place à une nouvelle construction, bien plus moderne. Un coup de jeune particulièrement bien accueilli par les résidents du quartier, à l'image de Nadia, une des toutes premières à s'être installée à Bourbaki, il y a 35 ans. "Il y a un moment où on arrive à saturation, on n'en peut plus de voir ces vieux bâtiments gris, ces "gros cailloux" d'un autre temps...", assure-t-elle. Francine, une autre habitante de Bourbaki, voit elle dans cette rénovation l'occasion de changer la réputation de Bourbaki, une cité plutôt paisible mais qui connaît épisodiquement certains problèmes de trafics et de violences. "Quand les gens de passage voient les bâtiments actuels , ils peuvent se dire que le quartier n'est pas bien, qu'il est laissé à l'abandon, qu'il est "chaud"...Peut-être que sa rénovation changera leur regard. Je l'espère !".

D'autres riverains comme Christine ont quant à eux leurs propres idées pour améliorer l'environnement : "Il y a dans la cité plusieurs parkings en béton abandonnés, en mauvais état, personne ne s'y gare et rien n'y est fait. Pourquoi, par exemple, ne pas en faire des jardins partagés ?". L'idée pourra en tout cas être soumise au Conseil Citoyen du quartier, (apparu avec la signature du Contrat de ville), où les habitants eux-mêmes sont appelés à définir l'avenir de leur quartier.