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Société

Toulouse : de plus en plus de familles dorment à la rue

mardi 2 octobre 2018 à 4:44 Par Théo Caubel et Stéphanie Mora, France Bleu Occitanie

Depuis le début de l'été, le nombre de familles à la rue à Toulouse explose : 400 personnes, une situation est inédite selon les associations. Il manque des places d'hébergement d'urgence. Ce mardi matin le squat de la cité Roguet, où la cohabitation devenait difficile, a été évacué.

Selon les associations, plus de 300 familles dorment à la rue à Toulouse cet été.
Selon les associations, plus de 300 familles dorment à la rue à Toulouse cet été. © Radio France - Théo Caubel

Toulouse, France

Depuis le début de l'été, il n'est pas rare de croiser des familles qui dorment à même le sol dans les rues de Toulouse. Selon les associations, 500 personnes seraient sans-abris dont 300 sont des familles. Généralement, ce sont des demandeurs d'asile qui n'ont pas pu être pris en charge par l’État, la faute au manque de places d'hébergement d'urgence. 400 ont été fermées cet été à Toulouse.

"C'est très difficile pour nous. On n'a rien."

De nombreuses familles ont donc atterri à la rue et se sont installées sur de simples matelas en centre-ville ou au bas des immeubles. C'était le cas à la cité Roguet, quartier Saint-Cyprien. Ici, durant plusieurs mois de nombreuses familles ont trouvé refuge. Une dizaine d'enfants dormaient dans ce camp. 

"J'ai froid dehors. Et aussi il faudrait que j'aille à l'école." Rossetta, 8 ans

"C'est très difficile pour nous, expliquait Valentina fin septembre. Cela fait quatre mois que nous dormons ici avec les enfants. On n'a pas accès à la douche, aux toilettes. On n'a rien." Cette mère de famille venue d'Albanie n'aurait jamais pensé connaître ça un jour. 

Evacuation ordonnée au grand soulagement des riverains

Tout comme les habitants du quartier qui ont vu ces familles arriver au fur et à mesure. "Le plus gênant c'est le bruit, racontait une habitante fin septembre. Il y a aussi des nuisances d'hygiènes. On attend patiemment qu'ils puissent avoir un hébergement en dehors qu'en dessous de nos fenêtres. De toute façon, il faut qu'il se passe quelque chose parce que ça va finir mal un jour ou l'autre". Tous expliquaient que la compassion des premiers jours avait laissé place à de la colère face à cette situation qui s'éternisait. Des dérapages ont parfois eu lieu entre les habitants et les familles sans-abris : jets d'objets, insultes, ...

Mardi 2 octobre, les autorités ont évacué les familles qui s'étaient installées en-bas de la cité Roguet.

Une dizaine de familles ont trouvé refuge au pied des immeubles de la cité Roguet à Toulouse. - Radio France
Une dizaine de familles ont trouvé refuge au pied des immeubles de la cité Roguet à Toulouse. © Radio France - Théo Caubel

Pour Thomas Couderette, membre du Collectif d'entraide et d'innovation sociale, cette situation avec des familles à la rue n'est plus vivable. "Il y a tout un tas de droits que l’État ne respecte pas. Non seulement les demandeurs d'asile vivent dans des conditions indignes. Et il y a tout un tas de voisins, de quartiers qui subissent des conditions de vie extrêmement dégradées."

"Une fois de plus, on s'approche de l'hiver et on ne sait pas ce qu'il va se passer"

Du côté des associations, on s'inquiète pour les prochains mois."Une fois de plus, on s'approche de l'hiver et on ne sait pas ce qu'il va y avoir, explique Thomas Couderette. L'hiver dernier, il y a eu un dispositif exemplaire à Toulouse. On ne sait pas si ça sera la même chose cette année. On est dans une situation extrêmement critique."

Sur France Bleu Occitanie l'adjoint au maire de Toulouse détaille les actions de la ville 

Daniel Rougé, adjoint au maire en charge de la solidarité évoque les logements en cours de création pour les femmes seules en partenariat avec le Conseil départemental et un plan d'action qui sera présenté en décembre dans le cadre du plan pauvreté lancé par Emmanuel Macron.

"En quatre ans nous avons démantelé les grands camps de migrants. 1100 personnes ont été prises en charge 600 ont été sorties du dispositif pour aller vers une inclusion sociale." Daniel Rougé, adjoint au maire en charge des solidarités à Toulouse