Société

Toulouse : "Il faut lutter contre la mémoire en 140 signes" dit Patrick Pelloux avant un hommage à Bernard Maris

Par Vanessa Marguet, France Bleu Toulouse vendredi 14 octobre 2016 à 9:02

patrick pelloux
patrick pelloux © Radio France - Valérie Bour

Patrick Pelloux a écrit un texte qui sera lu ce vendredi à Toulouse, au moment de l'inauguration d'un nouvel amphithéâtre de la CPAM baptisé Bernard Maris, du nom de l'économiste toulousain tué dans les locaux de Charlie Hebdo. Pour Patrick Pelloux, il ne faut pas oublier les victimes des attentats.

Un hommage particulier est rendu ce vendredi matin à Bernard Maris, l'économiste et chroniqueur toulousain tué pendant l'attaque de Charlie hebdo. La CPAM a décidé de donner son nom à un amphithéâtre de la place St Etienne. Et pour l'occasion, l'ami de Bernard Maris, le médecin urgentiste Patrick Pelloux a écrit un texte. Il était l'invité de France Bleu Toulouse ce vendredi pour en parler.

On n'oublie rien

Patrick Pelloux remercie dans ce texte la CPAM et les Toulousains d'avoir eu l'idée de donner le nom d'un amphi à Bernard Maris:

Il aurait été très fier qu'on donne son nom à un amphithéâtre qui est un lieu de culture, de formation, de rencontres et de débats, ce qu'il aimait le plus.

"Je dis aussi dans ce texte le bel homme que c'était et la finesse de l'analyse qu'il avait"

Patrick Pelloux explique que la douleur est toujours là. "On vit tous les jours avec". Il raconte que chaque fois qu'il y a un attentat en France, il y repense. Pour lui : "On n'oublie rien". Patrick Pelloux se dit encore gravement traumatisé et touché, comme tous ses amis de Charlie hebdo.

Les pisse-froid

Quand on interroge le médecin urgentiste sur la multiplication des cérémonies en mémoire des victimes des différents attentats, il répond à ceux qui pensent qu'il y en a trop, que ce sont "des pisse-froid".

Il n'y a pas trop de cérémonies. Elles sont à la juste mesure du chaos qu'on vit et de l'état de guerre dans lequel on est. Tout se qui resserre la nation est important.

"Je suis pour la création d'un mémorial dans un grand parc"

Patrick Pelloux est favorable à la construction d'un mémorial dans un grand parc. Pour lui , on doit résister, ne pas avoir peur, ne pas verser dans la haine et on doit continuer à construire le pays.

Il faut lutter contre la mémoire en 140 signes, la mémoire comme sur Twitter. On doit avoir une mémoire qui dépasse celle des grenouilles.

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