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Société

Toulouse : la mairie abandonne le projet de village rom à Paleficat

mardi 4 août 2015 à 12:34 - Mis à jour le mardi 4 août 2015 à 16:01 France Bleu Occitanie

Le quartier au nord de Toulouse devait accueillir 32 bungalows d'un village d'insertion pour des familles roms expulsées du Ramier. Mais les riverains, qui doivent déjà gérer les expropriations et d'autres publics en difficulté, ont obtenu gain de cause. Il n'y aura pas de village rom à Paleficat.

Les bungalows auraient été installés juste en face de chez Mathieu Mambrini.
Les bungalows auraient été installés juste en face de chez Mathieu Mambrini. © Radio France - Bénédicte Dupont

Le jeudi 16 juillet, des tractopelles débarquent sur un terrain vague de Paleficat, quartier encore champêtre à l'extrême-nord de Toulouse. Le terrain appartient à la Ville mais personne n'a été prévenu et pour cause : dans l'urgence, la mairie doit reloger une soixantaine de personnes roms, expulsées de l'île du Ramier

Mais Paleficat est un quartier déjà fortement présurisé  entre les expropriations liées au Boulevard Urbain Nord (BUN) et les structures d'accueil de SDF ou de gens du voyage déjà en place.

L'association de quartier se mobilise alors, pétition à l'appui, pour refuser le projet. Les riverains de Grand-Selve, Croix-Daurade, mais aussi L'Union et Launaguet se joignent à eux . La mairie finit par cèder : le 30 juillet, le maire de Toulouse leur promet que le projet est abandonné. 800 lettres ont été envoyées.

Jean-Luc Moudenc leur a adressé une lettre jeudi dernier.

"J'ai décidé de pacifier le débat en privilégiant une solution alternative qui en concerne plus Paleficat et qui organise le relogement de manière diffuse dans d'autres lieux sans construire de village d'insertion". — courrier de Jean-Luc Moudenc aux riverains de Paleficat

Les 58 roms de nationalité européenne (bulgare et roumaine) évacués de l'île du Ramier seront relogés d'ici septembre dans trois habitations de l'Etablissement Public Foncier Local (EPFL), dans des lieux distincts à Toulouse . A la rentrée, les treize enfants pourront être scolarisés. En revanche, les ressortissants non européens du camp peuvent être expulsés de France, c'est d'ailleurs ce que souhaite Jean-Luc Moudenc.

"Un jour ou l'autre, notre quartier évoluera, on le sait. Nous sommes l'un des rares quartiers de Toulouse avec si peu de densité démographique. Mais il n'y a pas de raison que cela se fasse dans notre dos et de manière violente". — Mathieu Mambrini, habitant de Paleficat

Paleficat fin SON

"On a déjà un campement de gens du voyage et un foyer d'insertion pour SDF, la priorité c'est de travailler sur leur intégration".  — Sylvie Roussel, vice-présidente de Vivre à Paléficat

Paleficat, toulouse - Radio France
Paleficat, toulouse © Radio France - Bénédicte Dupont

Bénédicte Dupont est retournée voir les habitants de Paleficat, soulagés

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