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Société

Toulouse : la tension monte dans le squat des Arènes depuis l'incendie

lundi 13 mars 2017 à 4:00 Par Stéphane Garcia, France Bleu Occitanie

L'incendie dans un des logements de fortune du squat des arènes prive 80 personnes d'un toit. Dans ces locaux où s'entassent 400 personnes d'une vingtaine de nationalités différentes, la situation est de plus en plus tendue.

Un squat où se côtoient 400 personnes issues d'une vingtaine de nationalités différentes.
Un squat où se côtoient 400 personnes issues d'une vingtaine de nationalités différentes. © Radio France - Vanessa Marguet

Toulouse, France

La semaine dernière ce squat, situé dans les anciens locaux désaffectés de l'entreprise Cegelec au niveau des Arènes, a été le théâtre d'un incendie d'origine accidentelle selon les premiers éléments de l'enquête (un court circuit au niveau d'un chauffage, ndlr).

Le ras-le-bol monte chez les occupants

Sur place, c'est désormais la crainte qui entourent les occupants du squat. "Les câbles électriques tombaient du plafond, raconte Branimir, un Bulgare de 32 ans. L'électricité nous tombait sur la tête, rien ne fonctionnait. Je ne peux pas reste ici, c'est trop dangereux, c'est le ghetto ici". Une peur qui est aussi présente pour les parents. "On se dit que ce n'est pas sûr pour nos enfants, explique Arthur, un Albanais qui vit dans 15m² avec sa femme et leurs quatre enfants. Sans compter l'alcool, la drogue et la violence qui sont présents dans le squat."

Peur et tension au squat des Arènes. Reportage

Des couacs au niveau des relogements

Sur les 80 personnes habitants dans le bâtiment, une soixantaine a été mise à l'abri dans l'urgence après l'incendie : une dizaine dans des chambres d’hôtels et une cinquantaine au gymnase de la Cépière. Une solution qui devait être temporaire en attendant une proposition de relogement. Sauf que ça n'a pas été le cas pour une dizaine de personnes qui depuis vendredi soir se retrouvent sans toit. "Même si au niveau sanitaire c'est catastrophique, les habitants ont peur. Ils pensent que cet incendie va déclencher la procédure d'évacuation de la zone et ils ne veulent pas se retrouver dans la rue", détaille Anne, bénévole au Cedis (le Collectif d'Entraide et D'Innovation Sociale).

Anne, bénévole au Cedis : "Depuis vendredi soir, une dizaine de personnes dorment dehors ou dans leur voiture..."

Au total, les associations estiment que 800 personnes vivent dans des squats sur Toulouse. En plus des Arènes, il y a environ 100 personnes à Purpan, près de 80 à l'hôpital La Grave, et également un autre squat à Saint-Michel où vivent 55 personnes.