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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le confinement a peut-être fait baisser les naissances de bébés prématurés à Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie

Comme de nombreux hôpitaux à travers le monde, le service de néonatalogie à l'hôpital Purpan de Toulouse a vécu un confinement assez calme avec peu de naissances de bébés prématurés. De quoi se poser des questions sur l'impact de la crise sanitaire sur les femmes enceintes.

 Une sage-femme avec un nouveau-né
Une sage-femme avec un nouveau-né © Maxppp - Alexandre MARCHI

Et si le confinement avait été bénéfique pour les femmes enceintes ? C'est la question principale que posent deux études irlandaises et danoises après avoir constaté une chute des naissances prématurées lors des premiers mois de l'année. À Toulouse, le service de néonatologie de l'hôpital Purpan veut rester prudent.

Moins de stress ? Moins de maladie ?

La première étude, irlandaise, indique que dans l'hôpital de Limerick, on a compté deux accouchements prématurés sur mille entre janvier et avril. Soit une baisse de 73 % par rapport à la moyenne calculée entre 2001 et 2019 (8/1000).

Au Danemark, on a observé une baisse des naissances de bébés prématurés de 90% sur la même période. "À Purpan pendant la période de confinement, il est vrai que la période a été calme, sans pour autant constater une chute importante de la prématurité, constate Jacques Sizun, responsable du service de néonatologie au service de l'hôpital Purpan de Toulouse.

Des études avec des limites

Le professeur Jacques Sizun, responsable du service néonatologie à l'hôpital Purpan de Toulouse.
Le professeur Jacques Sizun, responsable du service néonatologie à l'hôpital Purpan de Toulouse. © Radio France - Simon Cardona

Mais les études citées plus haut ont des limites relevées par Jacques Sizun : 

  • un petit nombre de cas qui provoquent de fortes variations au niveau des statistiques ;
  • le nombre de mort-nés n'est pas signalé ;
  • S'agit-il de variations saisonnières ?

"Maintenant avec toutes ces réserves, on est surpris que ce phénomène ait été signalé par différentes équipes dans le monde", poursuit le médecin.

Et les hypothèses ne manquent pas pour expliquer que le confinement aurait pu améliorer la vie quotidienne des femmes enceintes : un "cocon familial" à la maison, peu de sortie et plus de protection sanitaire donc une vie moins exposée à différents virus et aux pollutions qui circulent.

Ou peut-on dire par exemple que la période de confinement a permis aux femmes enceintes de subir moins de stress ? Non, répond Inès, une Toulousaine qui a vécu ses deux dernières semaines de grossesse en mars. "Ça été très dur, car la principale inquiétude était de savoir si le papa allait pouvoir participer à l'accouchement."

Il est aussi prouvé que les femmes issus de milieux défavorisés ont vu le confinement comme une nouvelle source de stress supplémentaire confirme Jacques Sizun.

Regrouper les chiffres avant de se prononcer

On peut donc en conclure que malgré des études irlandaises et danoises optimistes, et une maternité à l'hôpital de Purpan qui a vécu un confinement calme, il faut encore patienter avant de confirmer que le confinement a fait baisser les naissances de bébés prématurés.

"Il faut tout d'abord faire des comparaisons avec des régions très touchées par le Covid-19 comme Paris ou le Grand Est, préconise le Pr. Jacques Sizun. Et faire des comparaisons au niveau européen de façon à pouvoir confirmer ou non le phénomène."

En fin d'année, le réseau hospitalier d'Occitanie, qui compte environ 30 000 naissances par an, pourra comparer les chiffres de cette année bien particulière, par rapport aux dix années précédentes.

Jacques Sizun, responsable du service néonatologie à l'hôpital Purpan de Toulouse. préfère rester prudent

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