Société

Toulouse : le PV de stationnement va passer de 17 à 30 euros en 2018

Par Vanessa Marguet, France Bleu Toulouse vendredi 6 octobre 2017 à 8:44

Mieux vaut ne pas oublier le parcmètre à partir du 1er janvier.
Mieux vaut ne pas oublier le parcmètre à partir du 1er janvier. © Radio France - Radio France

La loi change. A partir de janvier, on ne paiera plus de PV, mais des forfaits post-stationnement dont le montant sera fixé par les communes. On va passer de 17 à 30 € à Toulouse, 25 à Auch, 10 à Castres. Tour d"horizon et explications de Jean-Michel Lattes, l'élu toulousain en charge du dossier.

A partir du 1er janvier 2018, on ne dira plus "PV de stationnement" mais "FPS" : pour Forfait Post-Stationnement. La loi de Modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles (Maptam), votée en 2014, transfère aux mairies la capacité de prélever et donc de fixer le montant des amendes. Le PV ne sera plus une infraction pénale, il devient une redevance forfaitaire sur l'occupation du domaine public. Pour votre porte-monnaie, cela veut dire que le montant de 17€, qui existe aujourd'hui partout en France quand on a dépassé le temps ou qu'on a snobé l'horodateur, ne sera plus la norme.

30 euros à Toulouse

A Toulouse, la décision sera votée lors du prochain Conseil Municipal, le montant à payer va passer de 17 à 30 € en 2018. Mais l'adjoint au maire chargé des déplacements et du stationnement, Jean-Michel Lattes, explique que ce n'est pas pour remplir les caisses de la ville.

On a calculé que le coût de gestion du stationnement payant serait pour nous de l'ordre de 25 €, ce qui fait que la plupart des villes ont fait un choix autour de ce montant - Jean-Michel Lattes

Le fait de récupérer la gestion de ces amendes représente en fait un surcoût pour les villes, car actuellement c'est l'Etat qui gère les PV, qui envoie les relances et procède au recouvrement. Aujourd'hui, quand vous payez une amende de 17 €, l'Etat n'en reverse que 5 environ à la ville concernée. A partir du 1er janvier, les communes vont devoir gérer le prélèvement du forfait post-stationnement, le recouvrement et même les contentieux. Il faudra recruter du personnel dédié et cela va engendrer un surcoût que Jean-Michel Lattes évalue à 25 € sur un papillon à 30. C'est ce qui lui fait dire qu'au bout du compte, la ville ne touchera pas plus d'argent.

"On récupère toute la gestion" - Jean-Michel Lattes

L'élu Toulousain estime que cette augmentation ne va pas dissuader les gens d'aller se garer au centre ville et profiter des commerces, dans la mesure où le prix du parcmètre, lui, ne va pas bouger. Il estime même que l'amende à 30 € va davantage "favoriser la rotation des voitures que celle à 17", qui n'était pas toujours assez dissuasive.

Pas de changement en revanche pour le prix des parcmètres et du stationnement résident.  - Radio France
Pas de changement en revanche pour le prix des parcmètres et du stationnement résident. © Radio France - Radio France

De 10 à 50 euros dans les autres villes

Avec 30 €, Toulouse sera dans la moyenne des grandes villes. Bordeaux a choisi de passer à 35, Paris à 50 (35 en cas de paiement rapide). Mais ça restera la ville la plus chère de la Région. A Montauban tout comme à Auch, le conseil municipal a validé un nouveau tarif à 25 €. A Castres, le maire a fait un choix très différent, avec un passage à 10 €.

Du côté de Montpellier et Perpignan, une autre formule a été trouvée puisque c'est une société privée qui sera chargée des horodateurs et de la collecte des amendes pour les municipalités. Le maire de la 2e ville d'Occitanie explique que ça lui permet d'économiser un investissement de 5 millions d'€ . Du coup, le prix des amendes restera à 17€ à condition de payer son papillon dans les 4 jours. Sinon c'est 33€. A Perpignan, le PV va même baisser avec cette délégation de service public : 15€ s'il est réglé sous 3 jours, sinon ce sera 25€.

Enfin, pour ce qui est des autres villes de l'agglomération toulousaine, à Tournefeuille, Ramonville ou Balma la question n'a pas encore été évoquée. A Colomiers, Blagnac, L'Union et Muret, le stationnement est régi par des zones bleues et les fameux disques horaires. Rien ne changera au 1er janvier dans ces communes. A l'Union, on admet d'ailleurs que les habitants sont plutôt disciplinés et qu'il est rare de dresser des PV.