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Société

Toulouse : les assistantes maternelles se révoltent contre la "taxe couche-culotte"

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Par , France Bleu Occitanie

Une centaine d’assistantes maternelle de Villefranche-de-Lauragais au sud de Toulouse se mobilisent contre une "taxe couche-culotte" de 90 euros que la communauté de commune veut leur imposer. Une pétition a déjà recueilli 5.000 signatures dans toute la France.

Haros sur la taxe couche-culotte
Haros sur la taxe couche-culotte © Maxppp - Maxppp

Toulouse, France

Les assistantes maternelles du secteur de Villefranche-de-Lauragais dans le sud de la Haute Garonne ne décolèrent pas depuis que la communauté de commune Cap Lauragais (qui couvre 21 communes et 15 000 habitants) a décidé de leur imposer une redevance d'ordure ménagère de 90 euros par an, car les enfants qu'elles gardent consomment beaucoup de pots de yaourt et de couches qui se retrouvent dans leurs poubelles.

Cette redevance de 90 euros par an est appliquée quelque soient l’âge et le nombre d’enfants qu’elles gardent, au titre de leur activité professionnelle.

C’est une taxe abusive. Pour l’appliquer, la communauté de communes nous assimile à des artisans, inscrits à la chambre des métiers, hors nous, nous sommes salariées par les parents qui nous emploient et qui payent déjà leur redevance d’ordure ménagère. Quand leurs enfants sont gardés chez nous, il y a simplement un transfert de déchets, cette taxe est injuste, on ne se laissera pas faire, explique Eliette Pujol Théron, l’une des porte-paroles du collectif des assistantes maternelle.

Eliette Pujol-Théron du Collectif des assistantes maternelles

Depuis qu’elles ont reçu le courrier de la communauté de commune le 22 avril, les assistantes maternelles font de la résistance. Leur collectif regroupe 108 des 110 nounous du secteur.

Les parents qui les emploient les soutiennent à 100%.

Ce sont nos salariées qu’on paye à l’heure, si cette taxe est appliquée, elles auraient à la facturer aux parents, nous même, nous payons déjà une partie des charges pour nos enfants, c’est une taxe double emploi. — Lucie, maman de la petite Ambre, 7 mois

Lucie - mère d'une petite fille de 7 mois

"Faudra-t-il remettre tous les soirs aux parents une caissette avec les couches dedans" s’interroge cette assistante maternelle, "bonjour l’hygiène !"

Leur pétition a déjà recueilli 5.000 signatures

Les signatures arrivent de toute la France, car cette taxe couche-culotte a déjà été appliquée notamment à Pau et en Bretagne.

Les assistantes maternelle nous disent, nous avons fait l’erreur de ne pas nous mobilisez comme vous. Aujourd’hui, on veut être avec vous, car c’est injuste que les parents qui payent des frais d’entretien journaliers de 2,80€, qu’on les passe à 3€20 pour payer cette taxe, s’insurge Eliette Pujol Théron du Collectif de Villefranche de Lauragais.

Pour l’heure, la communauté de commune ne veut pas céder sur la "taxe couche culotte" qui se règle désormais par avocats interposés. Les nounous ont pris un avocat qui a entamé une conciliation.

Théoriquement, les assistantes maternelles doivent payer cette taxe annuelle de 90 euros d'ici le mois de juillet.

Le président de la communauté de commune Cap Lauragais, Pierre Izard, que nous avons sollicité, fait savoir qu'il s'exprimera la semaine prochaine sur la question, après le résultat des premières tractations entre avocats des deux parties.

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