Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Toulouse : les associations qui gèrent l'hébergement d'urgence tirent la sonnette d'alarme

jeudi 28 juin 2018 à 10:38 Par Vanessa Marguet, France Bleu Occitanie

Les associations qui s'occupent de l'hébergement d'urgence dénoncent la baisse annoncée des aides de l'Etat pour les structures qui accueillent les sdf et les plus précaires. Une baisse chiffrée à 1,2 millions d' euros en Occitanie.

Mobilisation mercredi place St Etienne à Toulouse.
Mobilisation mercredi place St Etienne à Toulouse. © Radio France - Olivier Lebrun

Toulouse, France

Les associations qui s'occupent de l'hébergement d'urgence ont multiplié les actions mercredi à Toulouse. Elles se sont notamment mobilisées dans l'après-midi devant la préfecture pour dénoncer la baisse des aides de l'Etat. Les centres d'hébergement et de réinsertion sociale, les CHRS, vont perdre plus d' 1.237.000 euros en Occitanie. 

Plus de personnes à la rue

Christine Boulot, la présidente de l'Ardresi, l'association régionale des directeurs et responsables d'établissements et services, redoute l'impact que cette coupe aura sur les CHRS de la région. Dans son établissement de la rue du Japon à Toulouse, le relais, elle estime que cela va se traduire par "la disparition d'un emploi" et qu'inévitablement il y aura encore plus de monde à la rue qu'aujourd'hui, sachant que les services du 115 n'arrivent pas à répondre à plus de  10% des demandes à l'heure actuelle à Toulouse. 

Christine Boulot, la présidente de l'Ardresi Occitanie  - Radio France
Christine Boulot, la présidente de l'Ardresi Occitanie © Radio France - Alban Forlot

L'aberration des nuitées d’hôtel 

"Ce que nous dénonçons surtout, c'est les mises à l'abris à l'hôtel pendant la période hivernale. On est arrivé à Toulouse à dépenser 5 millions d'euros pour accueillir 1000 à 1200 personnes chaque jour à l'hôtel et pour les remettre ensuite à la rue" explique Christine Boulot, qui parle d'une aberration. Quand on lui fait remarquer que l'Etat ouvre régulièrement de nouvelles places d'hébergement d'urgence, et que les besoins semblent se multiplier à l'infini, la présidente de l'Ardesi en Occitanie répond que le problème vient surtout de "l'explosion de la précarité et de l'exclusion sociale". Pour elle, il faut commencer par "traiter le problème à la racine".   

Réécoutez Christine Boulot, la présidente de l'Ardesi Occitanie sur France Bleu Occitanie