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Société

Toulouse : les chrétiens sereins pour des messes de Noël sous haute-sécurité

mercredi 23 décembre 2015 à 18:33 Par Lola Fourmy, France Bleu Occitanie

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, a renouvelé les mesures de sécurité prises après les attentats et a appelé les responsables de paroisses à renforcer eux-mêmes la surveillance pendant les messes.

La cathédrale Saint-Etienne à Toulouse placée sous haute-surveillance
La cathédrale Saint-Etienne à Toulouse placée sous haute-surveillance © Radio France - Lola Fourmy

Toulouse, France

_En Haute-Garonne, plus de cent messes de Noël seront célébrées entre le 24 décembre au soir et le 25. Des messes organisées sous surveillance, à la demande du ministère de l’Intérieur. Depuis les attentats de janvier dernier, les lieux de cultes les plus importants et les plus proches du centre-ville bénéficient de la présence de policiers et de militaires. _Présence renforcée à chaque messe depuis avril et l’attentat déjoué contre une église.

Pour assurer la sécurité des milliers de fidèles venus célébrer la naissance de Jésus, les forces de l’ordre ne suffiront pas, le ministre de l’Intérieur a donc demandé aux responsables d’organiser eux-mêmes la surveillance, en choisissant des bénévoles dans la communauté.

A Toulouse, des petits groupes de paroissiens seront chargés de contrôler les entrées, de demander l’ouverture des sacs et des manteaux, et d’avoir un regard attentif sur le déroulé de la cérémonie.

L'abbé Simon d'Artigue curé de la cathédrale Saint-Etienne - Radio France
L'abbé Simon d'Artigue curé de la cathédrale Saint-Etienne © Radio France - Lola Fourmy

Des mesures prises mais pas de réelle inquiétude chez les fidèles

L’abbé Simon d’Artigue, curé de la cathédrale Saint-Etienne va lui aussi mettre en place ces mesures mais ne veut pas tomber dans la psychose : "nous n’allons pas organiser de fouilles de sacs ou palper les fidèles, ce n’est pas le but, nous voulons continuer de prier comme d’habitude". Comme lui, l’essentiel des fidèles refusent de céder à l’inquiétude. Désormais habitués à la présence policière, les paroissiens ne voient pas plus de danger à aller à la messe que dans les supermarchés.

Je suis sereine, j’irai à la messe de Noël comme  d'habitude, avec Jésus je n’ai pas peur, il nous protège.

— Nadia

Le seul point qui laisse perplexes les fidèles à la sortie de la messe de l’Eglise Saint-Jérôme, c’est cette idée de créer une « brigade » de paroissiens pour assurer la surveillance. Christian vient de faire son don aux œuvres, pour lui la menace est réelle mais ce ne sont  pas des citoyens lambdas qui pourront l’empêcher. Céline, jeune pratiquante, va plus loin. Elle assure être incapable de concilier sa foi  et la surveillance d' autres fidèles.

Je crois que je me sentirais coupable de me dire cette personne là je dois la juger.

— Céline, catholique pratiquante

La jeune fille craint aussi de ne pas avoir la formation et les capacités pour détecter un comportement "anormal" ou inquiétant. L’abbé Simon d’Artigue confirme, il s’agit là d’une "simple vigilance".