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VIDÉO - Toulouse : les professions libérales parodient Brassens pour dénoncer la réforme des retraites

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Une cinquantaine de libéraux se sont réunis ce lundi devant l'Agence régionale de santé (ARS) pour dénoncer la réforme des retraites. Ils se sont allongés par terre pour dénoncer "leur mort à venir" et ont repris la chanson de Georges Brassens "Gare au gorille" en la parodiant.

Une cinquantaine de libéraux se sont allongés devant l'Agence régionale de santé
Une cinquantaine de libéraux se sont allongés devant l'Agence régionale de santé © Radio France - Clémence Fulleda

Ils étaient environ 50 réunis ce lundi, à 14h, devant l'Agence régionale de santé (ARS) de Toulouse pour dénoncer la réforme des retraites. Ces kinés, orthophonistes, infirmiers ou encore experts comptables, tous membres du collectif "SOS retraites", ont fait "un die in" : ils se sont allongés par terre pour souligner la mort de leur profession. 

Ils ont aussi chanté "Gare aux retraites" sur l'air de "Gare au gorille" de Brassens.

Ces professionnels s'opposent à la réforme des retraites alors que les députés ont débuté, ce lundi, l'examen de cette vaste réforme qui vise à créer un "système universel" et pour lequel 22.000 amendements, un record sous cette législature, ont été déposés. "On refuse de payer pour les autres", disent notamment les libéraux. Cette réforme ferait passer leurs cotisations sociales à 28% contre 14% aujourd'hui et certains disent que cela pourrait les conduire à fermer leur cabinet. Nathalie, par exemple, est orthophoniste à Mauvezin dans le Gers. "Aujourd'hui, moi je gagne 1.600 euros net par mois et je vais perdre 250 euros par mois. Avec un bac +5. Ça ne va pas être possible, je vais aller faire autre chose, peut-être une école alternative, peut-être aller à l'étranger", explique-t-elle. 

Des soignants aux côtés d'experts comptables

Julie, elle, est kiné dans le quartier bagatelle, à Toulouse. Les yeux embués elle détaille : "Je fais des tâches administratives en plus de mon travail, pas payées. Je travaille pour 16 euros la séance et la moitié part. Si on augmente les cotisations sociales, 70% de mon revenu va partir, je ne peux pas me le permettre. Ce pays me dégoûte... Même le conseil d'État dit que la réforme n'est pas viable, alors pourquoi la maintenir ?!" Le Conseil d'État avait effectivement pointé les risques juridiques de cette réforme.

Des experts comptables étaient aussi présents lors de cette manifestation, comme Christian Laubin : "Comme les kinés, on investit sur nos deniers pour se lancer. La protection de l'emploi on ne connaît pas. Nous avons des assurances à payer, parfois des salariés. Notre régime est géré par des experts comptables et il est très bien géré avec 1,7 milliard d'excédents, et pour partir à taux plein il faut que l'on ait 65 ans. On a l'impression qu'on va devoir payer pour combler les déficits des autres et pas pour notre propre retraite. On cotise déjà 1.000 euros par an pour la solidarité nationale. Il faut penser aux jeunes experts comptables et ne pas les décourager."

Moins d'argent pour les collectivités locales ? 

Nathalie s'inquiète aussi pour le Gers où elle vit : "Si nous fermons cela voudra dire moins de CFE, la cotisation foncière des entreprises (qui a remplacé la taxe professionnelle, ndlr) que nous payons chaque année dans nos territoires, or cela permet normalement d'avoir des crèches ou de rénover par exemple la bibliothèque. Donc ça veut dire moins de services dans nos territoires", assure-t-elle. Elle dit avoir sollicité les élus locaux, députés et sénateurs mais sans réponse de leur part.

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