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Société

Toulouse Métropole essaie d'encadrer l'affichage publicitaire

mercredi 29 mars 2017 à 8:54 Par Bénédicte Dupont et Rémi Vallez, France Bleu Occitanie

L'élaboration d'un règlement local de publicité se poursuit dans l'agglomération toulousaine. Ce texte va déterminer ce qui peut se faire en matière d'affichage publicitaire et ce qui ne peut pas ou plus se faire dans la Métropole.

Editer un règlement local de publicité n'est pas obligatoire pour les collectivités.
Editer un règlement local de publicité n'est pas obligatoire pour les collectivités. © Maxppp - Maxppp

Toulouse, France

Au bord des axes routiers comme au cœur des ville? On en compterait plus de 500 panneaux d'affichage publicitaire à Toulouse intra-muros, 1530 dans l'agglomération toulousaine. Ce 28 mars, Toulouse Métropole a présenté son règlement local de publicité intercommunal (RLPI), un projet démarré en avril 2015 pour mieux encadrer la présence de ces panneaux parfois envahissants, en harmonisant la réglementation locale entre les 37 communes de l'agglo et en limitant leur taille à huit mètres carrés au lieu de douze actuellement. Mais pour certaines associations comme "Paysages de France", ce projet ne lutte pas réellement contre la pollution visuelle, et ferait au contraire la part belle aux afficheurs. Le RLPI prévoirait de les laisser implanter des panneaux davantage de panneaux grand format sur les trottoirs, mais également de développer les écrans publicitaires numériques, "plus agressifs, polluants et accidentogènes" selon eux.

►►► ECOUTER L'INVITÉ - Philippe Deverchère, représentant de l'association Paysages de France à Toulouse était l'invité de France Bleu ce 29 mars. Il répondait à Bénédicte Dupont.

Philippe Deverchère, représentant de Paysages de France à Toulouse, invité de France Bleu ce 29 mars. - Radio France
Philippe Deverchère, représentant de Paysages de France à Toulouse, invité de France Bleu ce 29 mars. © Radio France - Alban Forlot

L'INVITÉ EN UN CLIC - Ph. Deverchère, Paysages de France à Toulouse

Bénédicte Dupont : Votre association Paysages de France est contre le projet de règlement local de publicité tel qu'il est présenté. Pourquoi ?

Philippe Deverchère : "Il ne va pas dans le bon sens, il autorise l'implantation de grands panneaux éclairés à publicité défilante, très peu utilisés jusqu'à présent. Il va falloir s'attendre à une prolifération de ces panneaux numériques vidéos énergivores. Ils devraient être interdits, cela aggrave l'ambiance paysagère. Et les zones commerciales vont être très impactées par ces propositions...

Avec les panneaux déroulants, au lieu d'une pub de 8 m², vous en avez trois, cela fait 24 m² contre 12 maximum avant.

Pourtant il réduit la taille maximale des affiches à 8 mètres carrés, contre 12...

Effectivement, on pourrait croire qu'il s'agit d'un progrès. En réalité, cela va dans le sens des afficheurs qui veulent standardiser les dispositifs d’affichage, c'est plus commode et efficace d'utiliser des panneaux déroulants de 8 mètres carrés qui supportent trois publicités à la fois, donc 3 fois huit, cela fait 24 mètres carrés de publicité en fait !

Les collectivités n'ont aucune obligation de produire un règlement en la matière. Toulouse Métropole fait-elle preuve de bonne volonté ?

Oui par certains aspects, mais on estime que cela va dans le sens des afficheurs. On a l'impression d'une concertation mais un RLPI, c'est tellement complexe qu'il est difficile d'en maîtriser tous les aspects et les afficheurs peuvent en tirer partie.

Y a t-il consensus au sein de l'agglomération toulousaine. Les 37 communes sont d'accord ?

L’information n'est pas très bine partagée. Certaines communes se sont aperçues qu'elles étaient classées dans une des sept zones du RLPI, qui ne leur convient pas. Par exemple, la ville de Balma se retrouve avec en terme de publicité les mêmes règles que les zones commerciales. À Balma comme à Gramont, il pourrait donc y avoir des panneaux de 8 mètres carrés défilant tous les 40 mètres. Ça n'est évidemment pas acceptable. Il y a, de manière plus générale, une très forte disparité entre les citoyens de la métropole : le centre-ville toulousain est très protégé mais la périphérie subit énormément de publicité.

Le centre-ville toulousain est très protégé mais la périphérie subit énormément de publicité.

Il y a déjà plus de deux ans, la ville de Grenoble a commencé à supprimer la publicité de son paysage urbain. C'est l'objectif pour vous ?

On ne dit pas qu'il faut absolument supprimer toute publicité. On dit que l'argument économique est dévoyé. Les pays nordiques ont très peu de publicité dans les rues. et cela ne les empêche pas de bien fonctionner. C'est une véritable décision politique au niveau locale de tenter de limiter la taille des panneaux, leur nombre et l'agressivité de la publicité."

La réponse de Toulouse Métropole à Paysages de France

Annette Laigneau, la vice-présidente de Toulouse Métropole en charge de l'urbanisme, pense que ce projet RLPI ménage la qualité de vie, le développement économique et la qualité des paysages. "Cette concertation se fait avec la population depuis deux ans, il est au contraire très objectif par rapport à la qualité de vie des Toulousains".

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