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Société

Toulouse réduit son nombre de collectes d'ordures ménagères

lundi 11 mars 2019 à 20:15 Par Bénédicte Dupont, France Bleu Occitanie

C'est une tendance lourde depuis plusieurs années, les collectivités réduisent leurs tournées de camion-poubelles pour les déchets non-recyclables. À partir du 18 mars, les Toulousains n'auront ainsi plus trois mais deux jours de collectes.

Les éboueurs ne passeront plus que deux fois par semaine à Toulouse pour la poubelle grise.
Les éboueurs ne passeront plus que deux fois par semaine à Toulouse pour la poubelle grise. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

À partir du lundi 18 mars, les habitants de Toulouse, sauf ceux qui vivent dans l'hyper-centre, n'auront plus trois mais deux collectes hebdomadaires d'ordures ménagères. Rien de très neuf, toutes les collectivités réduisent peu à peu leurs collectes des poubelles grises.  L'opération permet surtout d'optimiser les tournées des camions et de responsabiliser les citoyens. 

Ça n'est pas une réduction de service, nous l'adaptons. Deux tournées d'ordures ménagères hebdomadaires, ça suffit largement. On fait des économies et in fine, les habitants prennent de plus en plus le réflexe de mieux remplir leur poubelle de recyclables, et donc à mieux faire le tri.— Pierre Bertorello, vice-président de Decoset, le syndicat mixte de 150 communes en Haute-Garonne

Les associations écologistes y sont ouvertement favorables, et de nombreuses agglos et communautés de communes ont réduit leurs tournées des poubelles ces dernières années : le nord-toulousain (St Jory, Balma), le Sicoval, l'agglomération de Tarbes, le secteur de Revel et St-Félix-Lauragais, etc. Et en juin prochain, c'est tout l'ouest-toulousain qui va changer ses habitudes (St Orens, Quint, Drémil, etc) mais aussi de grandes villes de l'ouest de l'agglomération comme Cugnaux et Villeneuve-Tolosane.

La redevance incitative séduit de plus en plus

Autre effort proposé par les collectivités : la taxe ou redevance incitative. Ceux qui certaines appellent à tort la "taxe poubelles au poids", car en fait, ceux qui l'ont choisie ont plutôt opté pour un système à la collecte. Le Sicoval par exemple, l'a mis en place en 2016 : des poubelles à puce, moins vous les sortez, moins vous payez. Chaque fois que les éboueurs ramassent un conteneur, ils scannent un code et le passage est facturé aux habitants. Cela semble porter ses fruits : 63 kilos de déchets ménagers en moins par habitant chaque année

Dans le Sicoval, les poubelles sont pucées. - Radio France
Dans le Sicoval, les poubelles sont pucées. © Radio France - Théo Caubel

Lentement, l'idée fait son chemin dans d'autres collectivités. En Ariège, le syndicat mixte du Smectom du Plantaurel (Pamiers, Foix, Varilhes, Tarascon, Lavelanet, etc) imitera le Sicoval en 2021-2022.

La pédagogie a ses limites. Et la redevance incitative a montré son efficacité. Après on sait bien que ça ne suffit pas, il faut aussi proposer des alternatives pour en mettre plus dans la poubelle jaune, dans le compost et les déchets verts.— Florence Rouch, présidente du Smectom

D'autres collectivités devraient suivre, le Grand-Figac a voté en ce sens avec une possible application en 2022, la communauté de communes de Tarbes-Lourdes doit s'y mettre cette année, le Grand-Cahors y songe aussi. Mais en moyenne en France, moins de 15% des collectivités ont fait ce choix de la redevance incitative.

Et les composts collectifs ?

Les compost collectifs eux commencent aussi à émerger ça-et-là, dans les grandes villes comme les petites communes, au pied d'immeuble ou plus souvent en centre-bourg ou dans des lotissements. Épluchures de légumes, marc de café, coquilles d’œufs et même Sopalin non-imprimé, ces déchets compostables pèsent 30% de notre poubelle. 

Par exemple, à Montbartier, 1.500 habitants au sud de Montauban, la communauté de communes Grand Sud Tarn-et-Garonne a financé le triple bac du lotissement des Vignes Hautes, 1.650 euros pièce. Elle a surtout désigné un habitant-référent, responsable du site et chargé de venir deux fois par semaine brasser le compost avec une fourche.

On avait déjà essayé de poser un compost collectif à Grisolles en 2013 mais l'expérience n'a pas bien marché parce que nous n'avions pas de responsable. Dès lors que vous avez un citoyen-référent, et quite à ce que la responsabilité incombe ensuite à d'autres habitants, cela fonctionne. — Odile Marcadé, technicienne BioDéchets de la communauté de communes

À Montbartier (82), un lotissement a mis en place un composteur collectif, avec l'aide de la communauté de communes. - Radio France
À Montbartier (82), un lotissement a mis en place un composteur collectif, avec l'aide de la communauté de communes. © Radio France - Bénédicte Dupont

Reportage à Montbartier (82), Bénédicte Dupont.

Peu onéreux et faciles à entretenir si on y met un peu de bonnes volontés, des composteurs collectifs ont été installés à Blagnac, à Saint-Pierre-de- ages dans le Lauragais, à Puylaurens dans le Tarn, à Catus dans le Lot, etc. Toulouse Métropole fournit des composteurs pour jardins aux particuliers pour 15 à 25 euros.

Le compostage évite l'incinération d'environ 40 kg de déchets organiques par habitant et par an.

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