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Toulouse : un sursis pour les jeunes migrants qui occupent un hôtel désaffecté

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Par , France Bleu Occitanie
Toulouse, France

Les jeunes migrants qui occupent illégalement un hôtel désaffecté de Toulouse peuvent y rester un peu plus longtemps. Le propriétaire des lieux, l'Etablissement Public Foncier Local du Grand Toulouse, qui demandait leur expulsion a finalement proposé au juge des référés de reporter l'audience.

Plusieurs dizaines de personnes sont venues soutenir les jeunes migrants devant le tribunal d'Instance de Toulouse
Plusieurs dizaines de personnes sont venues soutenir les jeunes migrants devant le tribunal d'Instance de Toulouse © Radio France - Vanessa Marguet

C'est un sursis pour les 35 jeunes migrants qui squattent depuis mi-octobre un ancien hôtel désaffecté de l'impasse de la Glacière au nord de Toulouse, un ancien hôtel de passes de 25 chambres qui a été fermé au mois de juin dernier.

Une partie de ces jeunes étaient assignés en justice par le propriétaire des lieux, l'Etablissement Public Foncier Local du Grand Toulouse qui demandait leur expulsion. Ils étaient convoqués ce vendredi matin au Tribunal d'Instance de Toulouse, mais le juge des référés a accepté de reporter l'audience au 23 février à la demande du propriétaire, l'EPFL et derrière lui à la demande de la ville de Toulouse.  

L'hôtel squatté impasse de la Glacière à Toulouse
L'hôtel squatté impasse de la Glacière à Toulouse © Radio France - Jeanne-Marie Marco

Un sursis le temps de trouver des solutions

Ce report a été vécu comme une première petite victoire pour les jeunes migrants concernés, des Ivoiriens, des Maliens, des Camerounais... qui se disent tous mineurs mais qui n'ont pas été reconnus comme tels par le dispositif départemental d'accueil d'évaluation et d'orientation (DDAEOMI). Pour eux, c'est un soulagement. Ils vont pouvoir garder un toit pour l'hiver.

On est très contents. On n'a pas de famille ici. Si on nous avait mis dehors. Où on serait allés ? - Ali, un jeune ivoirien  

L'élu en charge du dossier, Daniel Rougé, explique que la ville de Toulouse a tenu à faire repousser l'audience en référé pour "créer un climat de confiance avec ces jeunes pour arriver à un dialogue". 

"Il faut pouvoir regarder plus précisément la situation des personnes pour trouver des solutions" - l'élu, Daniel Rougé

Daniel Rougé explique qu'il a obtenu un accord de principe de l'Etat et du Conseil départemental pour se retrouver autour de la table dès le mois de janvier. Il espère que les représentants des jeunes migrants réunis dans le collectif AutonoMIE 31 saisiront la perche.  Pour lui,  des solutions existent en étudiant les dossiers à la fois au cas par cas et collectivement. Il envisage aussi pourquoi pas "_une convention d'occupation des lieux_, si les conditions de sécurité le permettent" pour faire de cet hôtel un vrai lieu d'accueil. 

"On ne veut pas des lits de camps"

Les bénévoles qui soutiennent les jeunes migrants prennent acte de cette volonté de dialogue. Mais ils restent sur leurs gardes à l'image de Lucas Nedelec, l'un des militants du collectif AutonoMIE 31. "On veut une prise en charge durable. On ne veut pas de l'humanitaire et des lits de camps dans un gymnase" dit-il. 

"On va voir ce qui va être proposé. En tous cas, nous on a des limites dans la discussion" - Lucas Nedelec

L'avocat des jeunes migrants, Benjamin Francos, ne dit pas autre chose. Pour lui, la discussion est nécessaire mais il faut des précisions sur l'hébergement qui sera proposé et surtout sur l'accompagnement qui ira avec, car pour l'instant dit -il "cela reste très flou". Le collectif AutonoMIE 31 dénonce aussi le dispositif d'évaluation de l'âge des migrants mis en place via le DDAEOMI depuis l'été 2016. Cela fera partie des questions sur la table lors des premières négociations, qui auront lieu si tout va bien en janvier. L'élu Daniel Rougé se veut confiant et rappelle que des solutions ont été trouvées pour le squat des Arènes ou celui de Ginestous. 

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