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Société

Touraine : La fronde contre les taxes sur les carburants s'organise sur les réseaux sociaux

lundi 29 octobre 2018 à 5:31 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Touraine

Les appels à la mobilisation contre le prix des carburants, le 17 novembre, se multiplient sur les réseaux sociaux. En Indre-et-Loire, plusieurs groupes fédèrent déjà des centaines de personnes pour organiser des actions : de l'opération escargot au blocage total.

La flambée du prix de l'essence suscite la colère des internautes tourangeaux.
La flambée du prix de l'essence suscite la colère des internautes tourangeaux. © Maxppp - Luc Nobout/IP3 PRESS/MAXPPP

Indre-et-Loire, France

Info Radar 37, Blocage 37 Indre et Loire, ou encore Contre la hausse du carburant 37, en Touraine comme partout en France, les groupes Facebook, éclosent les uns après les autres. Tous relayent le même mot d'ordre : une mobilisation d'ampleur, le samedi 17 novembre, pour protester contre le prix des carburants. Sur ces pages, on retrouve les grands succès sur les réseaux sociaux, comme cette vidéo, d'un militant du parti Debout la France, vue plus de trois millions de fois ou cette pétition, qui a déjà réuni plus de 310 000 signatures. 

En Indre-et-Loire, la mobilisation est plus modeste, mais le front s'organise. Contre la hausse du carburant 37, un groupe créé le 24 octobre, affiche plusieurs centaines de membres, en quelques jours d'existence. A l'origine, Isabelle Bodin, une auxiliaire de vie de 26 ans. "Je fais de nombreux déplacements à droite à gauche, parfois plus de 1000 kilomètres par semaine. La hausse du carburant, ma paie passe dedans", s'énerve la jeune femme. Le succès de son groupe, elle l'explique aisément. "A mon avis, je ne suis pas la seule dans la même misère, pas la seule à vivre ces situations qui nous dépassent, on ne peut plus vivre, même plus s'amuser."

Des opérations dans plusieurs villes du département

Parmi les membres de Contre la hausse du carburant 37, Micheline. Au chômage, le coût de l'essence, elle le vit de plein fouet. "Je ne postule qu'en début de mois, en fin de mois, je ne peux pas. Je n'ose pas, de peur d'avoir un entretien alors que n'ai plus d'essence dans ma voiture" assure cette jeune maman, qui "rogne sur le budget nourriture pour faire le plein." Pour montrer son soutien au mouvement, elle a collé une affiche appelant à la mobilisation, et affiché son gilet jaune, sous son pare-brise. "Plus on est nombreux, plus on pourra changer les choses, veut croire Micheline. Pour le moment on essaye de rassembler le plus de personnes. Des gens balancent des idées sur Facebook, on veut rallier le maximum de monde. Nous avons trois semaines pour nous préparer correctement, le résultat se verra le 17 novembre." Sur le groupe, certains évoquent la possibilité de bloquer l'autoroute, ou la rocade, en fonction de la mobilisation. 

Une opération escargot "malade", c'est d'ailleurs ce que promet Jean-Paul, à Loches. Il assure avoir fédéré une cinquantaine de personnes autour de lui, sans aucune relation avec des partis politiques ou des syndicats. "Il faut entrer en résistance, dire stop, à un moment, cela suffit, arrêtez de nous matraquer avec le prix de l'essence et les taxes, milite-t-il. Quand on voit que certains sont obligés de mettre 40 euros de plus par mois dans leur plein, ce sont 40 euros qui n'iront pas pour faire plaisir à leurs enfants." Il l'assure, si la mobilisation du 17 novembre ne suffit pas, d'autres suivront