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Dossier : Coronavirus

"On tourne vite en rond" : dans un immeuble, le confinement paraît encore plus long

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Par , France Bleu Berry

La France est confinée depuis deux semaines et va le rester au moins jusqu'au 15 avril. Pour ceux qui vivent en appartement, la situation est forcément plus difficile à vivre, exemple à Châteauroux.

En appartement, tout le monde n'a pas la chance d'avoir un balcon
En appartement, tout le monde n'a pas la chance d'avoir un balcon © Maxppp - Xavier Leoty/PHOTOPQR/SUD OUEST

Au mieux, nous en sommes à mi-chemin du confinement imposé par les autorités afin d'enrayer la propagation du Covid-19. Depuis mardi 17 mars midi, il est interdit de sortir sauf pour aller faire des courses, se rendre au travail ou se faire soigner. Et ce sera le cas encore jusqu'au 15 avril, au minimum. Mais tout le monde n'est pas vraiment logé à la même enseigne. En ville, ceux qui ont un petit bout de jardin ne s'en sortent pas trop mal. Et à la campagne, le bon air de la nature permet de mieux vivre ce confinement.

Un confinement "plus dur à vivre" dans un immeuble

En revanche, vivre enfermé dans un appartement dans une tour d'immeuble est moins évident. "Je le vis très mal. Depuis 15 jours, je suis enfermé dans mon petit appartement et je ne vois personne. C'est très dur", explique Maëva, retraitée qui vit dans le quartier Saint-Jacques, à Châteauroux. Pas de jardin, même pas une cour intérieure pour marcher un peu

A la campagne, ce n'est pas pareil. On a une cour, un jardin, on peut aller dehors, c'est beaucoup mieux.

"Le tour de l'appartement est vite fait. Une chambre, une salle de bain et c'est tout. Je ne sais pas quand ça va se finir. C'est très lourd, c'est très pesant à vivre", ajoute cette habitante.

Et encore Maëva s'estime chanceuse par rapport à d'autres. "Certaines familles nombreuses vivent dans des appartements exiguës. Les surfaces ne sont pas toujours adaptées à des foyers avec des enfants, parents et petits-enfants. Il n'y a pas de balcon parfois", confirme Laurence Colin, directrice du centre socio-culturel Saint Jean Saint Jacques.

Le précieux suivi du centre socio-culturel

Le centre socio-culturel Saint-Jean Saint-Jacques a évidemment fermé ses portes. Mais il est loin d'avoir cessé son travail. Les membres du centre poursuivent leurs missions depuis chez eux. La page Facebook est régulièrement alimentée, avec de multiples conseils pour occuper par exemple les enfants. 

"On fait tout pour aider les adhérents du centre socio-culturel. Certains n'ont pas d'imprimante donc on va leur faire des photocopies des cours pour leurs enfants. Pour d'autres, on va leur imprimer des attestations traduites en arabe ou en anglais pour leur faciliter la tâche", explique Laurence Colin, directrice du centre.

Familles nombreuses, mono-parentales ou personnes seules...

Les adhérents peuvent aussi recevoir des coups de fil du centre socio-culturel. L'idée est d'avoir un suivi, voir comment le confinement est vécu par des habitants de ces quartiers de Châteauroux. "On a pas mal de personnes seules, pour qui venir au centre était la bouffée d'oxygène de la journée. Le confinement est très très long. Certains ont le moral très bas", précise Laurence Colin. 

Dans le quartier Saint-Jean, il y a aussi de nombreuses familles monoparentales. "Ce sont souvent des femmes qui élèvent seules leurs enfants. Elles doivent tout gérer, c'est très compliqué. Donc pour nous, c'était essentiel de garder le lien avec ces personnes. On veut les appeler pour leur demander des nouvelles, de savoir de quoi elles ont besoin", conclut la directrice du centre socio-culturel.

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