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Société

Tours : la fac des Tanneurs évacuée ce mercredi matin

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Le site des Tanneurs, à la faculté de Tours, a été évacué ce mercredi matin à partir de 6h30. Il était bloqué depuis le 13 janvier par une trentaine d'étudiants. L'évacuation s'est déroulée dans le calme sans usage de la force.

Des dégradations ont été commises sur le site selon la Préfecture
Des dégradations ont été commises sur le site selon la Préfecture - Police de Tours

Le site de Tanneurs de la faculté de Tours a été évacué  ce matin à partir de 6h30. Il était bloqué depuis 10 jours par une trentaine d'étudiants mobilisés contre la réforme des retraites et la précarité étudiante. L'opération s'est déroulé dans le calme, sans recours à la force. Un professionnalisme salué par l'Université.   

Une opération sans usage de la force

La Préfecture d'Indre-et-Loire  précise dans son communiqué que "l'opération s'est déroulée sans usage de la force". Les étudiants qui bloquaient le site depuis le 13 janvier sont sortis eux-mêmes du site des Tanneurs. C'est le président de l'Université, Philippe Vendrix, qui a demandé à la préfète l'évacuation du site car, explique-t-il, les étudiants-bloqueurs refusaient les amorces de dialogue et  la proposition d'organiser un vote électronique sur le blocage.

Le site était bloqué depuis le 13 janvier - Aucun(e)
Le site était bloqué depuis le 13 janvier - Police de Tours

Le président de l'université: "cela s'appelle du vandalisme aggravé"

Les occupants du site filtraient les entrées depuis 10 jours, empêchant la tenue des cours pour les 8.000 étudiants, professeurs et personnels administratifs.  La préfecture précise que des dégradations ont été commises pendant l'occupation : tags, mobilier détérioré, portes extérieures neutralisées. Par ailleurs, les étudiants avaient aussi accueilli des personnes sans-abris pendant le blocage.  Les étudiants devaient se prononcer pour ou contre la poursuite du mouvement vendredi, à l'issue d'une assemblée générale. Le site restera fermé jusqu'à la remise en état des locaux.

Le montant des dégâts n'est pas encore évalué. Une expertise pour évaluer le coût global de remise en état aura lieu ce jeudi 23 janvier. Philippe Vendrix, le président de l'université, tire un premier bilan

Certains amphithéâtres ont été rendus inutilisables. Il y a des graffitis sur toutes les portes, les fenêtres. Des distributeurs de boissons neufs ont été cassés et vidés. Il y a aussi des ordinateurs et appareils photos qui ont disparu. Quand vous dégradez un bâtiment public, cela s'appelle du vandalisme aggravé et vous êtes susceptible de passer en correctionnelle  -Philippe Vendrix

On a pris 15 jours de retard sur la rentrée. Il va falloir une dizaine de jours au moins avant de pouvoir sécuriser les lieux, les remettre en conformité et à peu près décents. Cela veut dire 3 semaines, presqu'un mois avant de reprendre les cours -François-Olivier Touati, doyen de la Faculté des arts et sciences humaines

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