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Tours : les teufeurs grossissent les rangs de la manifestation contre la loi de sécurité globale

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Par , France Bleu Touraine

Près de 700 personnes se sont réunies ce samedi après-midi dans le centre-ville de Tours à l'appel de l'intersyndicale. Une manifestation pour dire non à la loi de la sécurité globale. Parmi eux, des centaines de teufeurs.

Près de 400 teufeurs ont rejoint les rangs de la manifestation contre la loi de sécurité globale à Tours, ce samedi.
Près de 400 teufeurs ont rejoint les rangs de la manifestation contre la loi de sécurité globale à Tours, ce samedi. © Radio France - Virginie Vandeville

Près de 700 personnes ont manifesté ce samedi après-midi dans le centre-ville de Tours pour dénoncer la loi de sécurité globale, à l'appel de l'intersyndicale. Parmi eux, une majorité de teufeurs étaient là pour dénoncer la répression de la rave party organisée le 31 décembre dernier à Lieuron, près de Rennes.

Mobilisé depuis novembre contre cette loi décrite comme liberticide, les gilets jaunes mais aussi les syndicats étaient à l'avant du cortège. Avec eux, des jeunes étudiants battaient également le pavé pour faire entendre leur désarroi et leur détresse face à cette crise sanitaire et un gouvernement qui "les laisse tomber".  Une mobilisation qui rime comme un ras le bol général et animée en musique par les teufeurs, en queue de cortège. 

250 membres des gilets jaunes et des syndicats étaient mobilisés ce samedi dans le centre-ville de Tours.
250 membres des gilets jaunes et des syndicats étaient mobilisés ce samedi dans le centre-ville de Tours. © Radio France - Virginie Vandeville

Deux ambiances distinctes

Il faut dire qu'ils ont mis l'ambiance. Plus de 400 teufeurs ont défilé en bout de cortège. Sous une pluie battante, les tourangeaux ont pu profiter ainsi de musique techno pendant plus de deux heures de la place Jean-Jaurès, à la rue colbert en passant par la rue nationale. Un changement du groupe électrogène a mis en sourdine la bonne ambiance pendant quelques minutes, avant de redémarrer de plus belle. 

Ces fêtards le précisent, eux aussi sont venus pour dénoncer cette répression policière, toujours plus importante ces dernières années. En plus de revendiquer le retrait de la loi de sécurité globale, toujours en examen au parlement, ces amateurs de free party en ont profité pour apporter leur soutien aux quatre personnes poursuivies au lendemain de la rave-party de Lieuron, le 31 décembre dernier qui avait rassemblé 2500 fêtards. 

Des teufeurs sont venus en nombre pour dénoncer la répression des amateurs de free party, quelques semaines après celle de Rennes.
Des teufeurs sont venus en nombre pour dénoncer la répression des amateurs de free party, quelques semaines après celle de Rennes. © Radio France - Virginie Vandeville

Une répression décrite comme "disproportionnée".  "On tape pas des jeunes parce qu'ils font la fête. On met pas des gars en taule parce qu'ils font la fête. Au pire ils se prennent une amende mais on ne les envoie pas en prison. Cela n'existe nulle part ailleurs. Soit on arrête tout : plus de métro, plus rien et on refait un confinement, soit on se dit que ce n'est pas si grave que ça", explique Mathieu du Collectif Resistance Centre. 

On n'est pas que des punks à chiens"

Cette mobilisation était aussi un moyen pour ces fêtards de montrer selon eux, le vrai visage de leur mouvement. "On fait la fête autrement. Ce n'est pas seulement embêter les gens. On a des valeurs : le respect des autres et soi-même, la tolérance", insiste Romane, une jeune teufeuse. "La free party ce n'est pas que de la drogue. On est pas que des zadistes, des punks à chien. Ici on est là pour dire en musique que cette société ne nous convient pas. Il faut faire quelque-chose".

Une mobilisation qui s'est déroulée dans le calme, avant de s'achever en fin d'après-midi, avant le couvre-feu de 18 h.

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