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Tours : où en est la mobilisation des occupants du Grand Théâtre ?

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Par , France Bleu Touraine

Les intermittents du spectacle et travailleurs précaires occupent le Grand Théâtre de Tours depuis le 12 mars. Un mois a passé et la contestation s'est élargie. La réouverture des lieux culturels n'est aujourd'hui plus une priorité.

Le Grand Théâtre de Tours est occupé depuis le 12 mars.
Le Grand Théâtre de Tours est occupé depuis le 12 mars. © Radio France - Adrien Bossard

Petites cernes sous les yeux, la tête encore dans le brouillard, Dominique peine à se réveiller. "Il y avait quelqu'un à côté de moi qui n'arrêtait pas de ronfler", sourit-il. Avec une dizaine d'autres personnes, le musicien et danseur, intermittent du spectacle depuis 38 ans, vient de passer la nuit au Grand Théâtre de Tours, sur un matelas installé à même le sol, dans un couloir.

L'inconfort ne l'incommode pas. Dominique fait partie de ceux qui sont là depuis le début de l'occupation du Grand Théâtre, le 12 mars, à l'origine pour réclamer la réouverture des lieux culturels et plus d'aides financières. Mais sur le premier point, il a un peu perdu ses illusions, malgré la perspective d'une sortie de crise mi-mai

L'abandon de la réforme de l'assurance-chômage comme cheval de bataille

"Il y a un mois, nous n'étions pas confinés, maintenant on l'est. Je vois mal des spectacles et des concerts reprendre de sitôt. Et puis, l'été approche. Juillet-août, ce n'est jamais une période propice aux spectacles en intérieur, aux musées... C'est plutôt la saison des festivals, des concerts en extérieur. Mais il y en aura très peu et puis, il faut voir les conditions", explique-t-il en faisant référence au protocole qui oblige à rester assis, avec masque obligatoire, tout en instaurant une jauge.

Les occupants du Grand Théâtre s'organisent pour préparer la manifestation de samedi.
Les occupants du Grand Théâtre s'organisent pour préparer la manifestation de samedi. © Radio France - Adrien Bossard

La réouverture des lieux culturels, "ce n'est pas notre revendication principale", surenchérit Sylvie, qui ne travaille pas dans le monde de la culture mais dans les écoles, où elle accompagne les élèves handicapés. Ce qui intéresse le plus le collectif, c'est la réforme de l'assurance-chômage, alors que se profile une manifestation pour réclamer son abandon dans les rues de Tours, ce samedi 17 avril. "C'est une réforme qui va précariser encore plus les personnes qui alternent entre petits contrats et période de chômage. Ça concerne plus d'1,7 millions de personnes, qui pourraient perdre jusqu'à 40% d'indemnités."

Une réunion avec la mairie prévue mardi ou mercredi

Une trentaine de membres du collectif qui occupe le Grand Théâtre de Tours sont d'ailleurs venus montrer leur opposition au texte, vendredi, en collant des affiches devant le Pôle Emploi des Deux-Lions. Signe que la contestation s'ouvre à d'autres colères, que les revendications concernent la précarité dans son ensemble, dont la culture n'est qu'un pan. 

Les intermittents et travailleurs précaires lors d'une action devant le Pôle Emploi des Deux-Lions.
Les intermittents et travailleurs précaires lors d'une action devant le Pôle Emploi des Deux-Lions. © Radio France - Adrien Bossard

Si la municipalité tourangelle continue de soutenir les occupants, sa priorité reste bien la réouvertures des lieux culturels. Or, si le théâtre rouvre mi-mai, que deviennent les intermittents et les travailleurs précaires qui occupent les lieux ? "Nous avons une réunion prévue avec eux mardi ou mercredi", assure Christophe Dupin, adjoint à la Culture à la mairie de Tours. 

En attendant, la Ville continue de payer une société de gardiennage 5.000 euros par semaine pour assurer la sécurité du lieu et des occupants.

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