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Société

Tours sera bientôt une des rares villes françaises avec un nom de femme sur le monument aux morts de 14-18

jeudi 6 septembre 2018 à 5:40 Par Boris Compain, France Bleu Touraine et France Bleu

Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, Tours va devenir une des rares villes françaises comportant un nom de femme sur son monument aux morts de 14-18. Marcelle Louvat, infirmière née à Tours, s'ajoutera le 11 novembre prochain aux 3 500 noms déjà inscrits sur le monument.

Il y a déjà 3 500 noms sur le monument aux morts de l'hôtel de ville de Tours
Il y a déjà 3 500 noms sur le monument aux morts de l'hôtel de ville de Tours © Radio France - ©Aurore Richard

Indre-et-Loire, France

Marcelle Louvat est née à Tours, mais elle est morte à Paris, en octobre 1918. A l'age de 31 ans, cette infirmière a succombé à la grippe espagnole, une maladie sans doute attrapée auprès des blessés de guerre qu'elle soignait, à Paris, dans une annexe du Val de Grace. Sur son certificat de décès, on lit d'ailleurs "morte pour la France d'une maladie contractée en service"

Très peu de femmes inscrites sur les monuments aux morts de la première guerre mondiale

Jusqu'en 2013, seul un village de la Creuse avait accepté de mettre le nom d'une femme sur son monument aux morts : le mari d'Emma Bujardet s'était battu des années pour qu'elle soit reconnue comme victime de guerre parce qu'elle était morte de chagrin suite au décès de ses trois fils sur le front.  Depuis, quelques communes ont fait la même démarche, mais si aucun décompte précis n'est tenu, on sait tout de même qu'elles restent rares : sans doute moins d'une vingtaine.  

Un hommage aux infirmières et aux 650 soldats tourangeaux "oubliés"

A la mairie de Tours, on explique qu'il s'agit d'un double hommage : hommage aux infirmières, qui ont combattu, à leur façon. Elles étaient même surnommées "la quatrième armée". Hommage aux oubliés de l'histoire, aussi : selon une historienne locale, en plus des  3 500 morts dont les noms sont déjà sur le monument, il y a eu au moins 650 autres tourangeaux tués au combat,  et parmi ces oubliés, une seule femme : Marcelle Louvat.

Outre Marcelle Louvat, la mairie de Tours a décidé d'ajouter aussi sur le monument aux morts le nom de Jean Cabanès : Il s'agit du tout premier soldat mort pendant la première guerre mondiale. Les deux nouveaux noms seront dévoilés le 11 novembre, à l'occasion du centième anniversaire de la fin de la guerre. A cette occasion, la municipalité envisage également de rassembler dans un livre les noms des 650 soldats dont le nom n'est pas sur le monument aux morts.