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Société

Tours : un bus pour lutter contre les violences faites aux femmes

jeudi 31 mai 2018 à 5:56 Par France Bleu Touraine, France Bleu Touraine

Un bus du réseau tourangeau Fil Bleu porte des affiches à l'intérieur et à l'extérieur pour lutter contre les violences faites aux femmes. Si 16% des utilisatrices du réseau ont déjà subi du harcèlement sexiste selon Fil Bleu, 97% des 18-30 ans tourangelles qui en ont déjà subi selon la Préfecture.

Le bus contre les violences faites aux femmes, place Anatole France à Tours.
Le bus contre les violences faites aux femmes, place Anatole France à Tours. © Radio France - Lisa François

Tours, France

Rendre visibles les violences faites aux femmes avec un bus, c'est le but de l'opération. Du 14 mai au 9 juin, un bus de la ligne 2 Tempo du réseau Fil Bleu portent des affiches à l'intérieur et à l'extérieur. On peut y voir des chiffres clés sur les violences faites aux femmes, comme 16% des utilisatrices du réseau déclarent avoir déjà souffert de harcèlement sexiste. Ces affiches expliquent aussi qu'est-ce que c'est le harcèlement, comment porte-t-on plainte contre les violences sexistes et sexuelles ? Pour rappel, en France, 86.000 femmes sont victimes de viol chaque année. Une femme tous les trois jours meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

Sensibiliser tout le monde

Et le terreau de tout cela, c'est le sexisme. Pour lutter contre, le bus était présent hier place Anatole France avec Fil Bleu, la gendarmerie et la police, des professionnels de santé et des associations telles que le CDIFF (Centre d'Information des Droits des Femmes et Familles), Entraide et Solidaire, le planning familial et France victimes 37. 

Faire campagne avec un bus, c'est l'avantage de toucher tout le monde pour Antoine Fins, directeur de FilBleu. Il explique que ce bus va "permettre à la fois aux utilisateurs de lire ces messages et de s'imprégner de cette action mais aussi à ceux qui ne l'utilisent pas, aux tourangeaux, de _le voir passer et de s'intéresser à cette démarche_."

L'intérieur du bus de la ligne 2 Tempo avec les affiches de lutte contre les violences faites aux femmes. - Radio France
L'intérieur du bus de la ligne 2 Tempo avec les affiches de lutte contre les violences faites aux femmes. © Radio France - Lisa François

Rendre visible les violences faites aux femmes

Le but est de rendre visibles les violences faites aux femmes. "Ce n'est pas quelque chose qui doit être caché", affirme Marie-Paule Carrey, directrice de France Victime 37. "Ce sont des sujets dont on parle, mais de façon un peu honteuse." Pour elle, la honte doit changer de camp.

Nous voulons montrer ici qu'il n'y a de honte à avoir. C'est à celui qui commet les faits d'avoir honte."

Elle raconte que, "quand on est victime, on peut parler, on peut s'exprimer, on peut être entendue." 

Et c'est tout l'intérêt de cette journée. Les différents acteurs qui travaillent dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes sont réunis. "Les personnes peuvent avoir des informations sur la prise en charge des victimes, si nous le sommes ou nous, si nous connaissons quelqu'un qui l'est et comment l'aider. Nous répondons en terme d'accompagnement sociale, juridique, psychologique, d’hébergement ou en terme de plainte" ajoute Marie-Paule Carrey. 

Cela permet aussi de montrer au public que c'est un sujet qui doit pouvoir se parler. L'intérêt c'est de se dire peu importe la porte d'entrée, il y a de l'aide."

La lutte loin d'être terminée

Les derniers mouvements #MeToo ou #BalanceTonPorc amènent à dire que la parole se libère. Mais la nécessité de sensibiliser à cette cause est encore importante aujourd'hui malgré cela selon Karima Bellamine, Présidente du CDIFF. "Le caractère discriminatoire du sexisme est mal connu, minimisé parfois banalisé. Donc il y a un effort à faire de formation, de sensibilisation, pour le public et les professionnels." En effet, parfois les faits de violence sont invisibles et méconnus. 

Il n'y a pas que des violences physiques, il y a des violences psychologiques, morales, verbales. C'est un sujet complexe et il est important de le connaître, pour reconnaître le problème, et bien le traiter." 

Si 16% des utilisatrices du réseau ont déjà subi du harcèlement sexiste selon Fil Bleu, c'est presque la totalité des 18-30 ans tourangelles qui en ont déjà subi dans les transports selon la préfecture.

Le bus sera aussi présent ce samedi au Centre Commercial la Petite Arche, mercredi 6 juin aux Atlantes, et samedi 9 juin au Centre commercial Chambray 2. Le numéro d'écoute pour les violences faites aux femmes est le 3919.