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Tous à nos masques : des sociologues de Toulouse et Albi se penchent sur un des symboles de la pandémie

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Des milliers de Français ont déjà répondu à une étude lancée par des chercheurs d’Albi et de Toulouse sur le masque. Le but : comprendre comment cet objet s'est si vite fait une place dans notre vie.

Maskovid : l'étude et l'appel à témoignages sur l'usage des masques lancés par des chercheurs occitans. Maskovid : l'étude et l'appel à témoignages sur l'usage des masques lancés par des chercheurs occitans.
Maskovid : l'étude et l'appel à témoignages sur l'usage des masques lancés par des chercheurs occitans. © Maxppp - .

Un collectif de sociologues des Universités de Toulouse, Nice et de l’École des Mines d'Albi lance un appel à témoignages sur l'usage des masques de protection face au Covid-19. Le but de ces sept chercheurs : éclairer les questionnements que suscite l’utilisation des masques depuis le début de l'épidémie. Mais aussi alimenter la réflexion collective sur les moyens de la combattre. 

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Les chercheurs posent des questions très simples : "Portez-vous un masque ? Comment vous les procurez-vous ? Qu'en pensez-vous ? Quelles sont les réactions autour de vous ? Observez-vous des faits étonnants dans la rue, dans votre entourage ?" 

Plus de 2.500 témoignages

L’idée c’est vraiment de raconter nos usages et expériences du masque. Et visiblement les Français et notamment les Occitans ont très envie de répondre. Plus de 2.500 témoignages détaillés couvrant la France entière obtenus entre le 3 et le 10 avril seulement. Et Franck Cochoy, professeur de sociologie à l’université de Toulouse Jean-Jaurès, donne un premier aperçu de ces réactions en analysant 70 témoignages complets livrés par des habitants de la Haute-Garonne. 

Une des parties très intéressantes de cet article publié sur le site de Sciences Humaines , c’est la manière dont les Haut-Garonnais se sont procuré les masques. "[J’ai des] masques achetés en magasin de bricolage fin février quand j’ai compris que le gouvernement mentait et que la France n’en avait plus", explique fièrement Françoise, infirmière, 51 ans. "J’ai trouvé des FFP1, c’est mieux que rien, et des “trois plis”. Je les ai achetés en février comme le virus allait forcément arriver par avion", raconte Adrien, chômeur, 37 ans. "J’en ai acheté sur Internet avant la crise en France, vue l’évolution en Italie", nous dit Benoît, cadre dans l’industrie, 42 ans.

Mais on sent aussi évidemment les tensions et les jugements entre ceux qui ont des masques, et ceux qui n’en ont pas. "Je suis juste étonnée de voir des gens qui ne sont pas des soignants avec des masques chirurgicaux pour sortir dans la rue", déplore Mariette, déjà rencontrée. "Certains portent des masques au supermarché, lors de leurs sorties alors que certains soignants en ont peu", s’émeut Victoire, 39 ans, aide-soignante.

Le projet est soutenu par l'Agence Nationale de la Recherche et l'Institut Universitaire de France dans le cadre d'un appel à projet flash Covid-19. 

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