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Société

Toussaint : le gardien du cimetière de Montbrison raconte son métier

dimanche 29 octobre 2017 à 19:25 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

Stéphane Jousselin est gardien de cimetière depuis 26 ans. Un métier qui risque de disparaître, avec l'installation de bornes numériques. Pour lui, c'est un métier convivial, même s'il y a des moments difficiles.

Stéphane Jousselin est gardien de cimetière depuis 26 ans. Pour lui, c'est un métier convivial, même si certains moments sont difficiles
Stéphane Jousselin est gardien de cimetière depuis 26 ans. Pour lui, c'est un métier convivial, même si certains moments sont difficiles © Radio France - Noémie Philippot

Montbrison, France

Si vous êtes allés vous recueillir dans un cimetière ce weekend, peut-être avez-vous croisé le gardien des lieux. C'est un métier qui se fait rare. Certaines villes remplacent leur gardien par une borne numérique, qui contient tous les informations sur le cimetière.

Stéphane Jousselin est gardien du cimetière de Montbrison. A 48 ans, il a passé la moitié de sa vie avec les morts. Cela fait 26 ans qu'il exerce ce métier un peu particulier. En 2001, il s'est installé à Montbrison, avec sa femme et ses deux filles. Ils habitent juste à côté des sépultures : "C'est naturel, il n'y a pas de soucis. On dort bien, il n'y a pas de bruit", dit-il en riant. Le soir, il aime se promener dans les allées. Pour lui, remplacer les gardiens par une borne numérique, c'est une vraie perte, car le lieu perd de son humanité : "On n'aura plus le côté contact avec les gens. On tombe sur le côté informatique, et je trouve ça décevant. On essaie de renseigner les gens au mieux, et c'est très important."

Stéphane Jousselin regrette que les municipalités remplacent leur gardien de cimetière par des bornes numériques.

Même s'il est très attaché à son cimetière, il aime passer des moments à l'extérieur : "On peut avoir 20 ans, 30 ans, 50 ans d'expérience, il y a quand même des moments difficiles. On nous donne des cours de psychologie du deuil et on nous dit qu'il faut avoir un loisir à côté, sinon ça peut devenir pesant".

Les cimetières, des lieux "très vivants"

Malgré cela, pour Stéphane Jousselin, un cimetière est un lieu très vivant surtout en période de Toussaint : "On croise des fleuristes qui viennent tard, on ne compte pas nos heures. C'est un peu le principe, c'est le côté convivial du métier", raconte-t-il. Et si un fleuriste justement ne trouve pas une tombe, il peut compter sur le gardien. Stéphane Jousselin sait parfaitement où se trouve chaque sépulture, même s'il y en a 4.000 à Montbrison. Sa préférée ? "Celle que je trouve la plus belle, c'est celle du curé Populus, il a béni le cimetière en 1809, à l'époque de la séparation des biens de l'Etat et de l'Eglise. Retrouver des choses comme ça, c'est magnifique !"

Avec son métier, Stéphane Jousselin s'est passionné pour l'histoire, et puis aussi un peu, pour le surnaturel... difficile de ne pas y croire quand on habite avec les morts.