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Société

Un village de l'Hérault se mobilise contre l'expulsion en Albanie d'une mère de famille et ses deux enfants

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Une Albanaise et ses deux enfants, installés dans l'arrière pays héraultais, sont menacés d'expulsion.Tous les recours pour rester en France ont été utilisés.Cette femme violentée par son ex-mari a tout abandonné à Fraïsse-sur-Agoût. Dans le village, les habitants se mobilisent pour la protéger.

Une Banderole est installée dans le centre du village de Fraïsse sur Agoût
Une Banderole est installée dans le centre du village de Fraïsse sur Agoût © Radio France - Stéfane Pocher

Fraisse-sur-Agout, France

Tout un village se mobilise dans l'Hérault contre la décision préfectorale d’expulser une famille albanaise. Les habitants de Fraïsse-sur-Agoût multiplient les actions pour que cette mère de famille de 39 ans et ses deux enfants âgés de 11 et 15 ans puissent rester dans cette petite commune de 350 âmes sur les hauteurs de Saint-Pons-de-Thomières. Tous les recours administratifs pour rester sur le territoire français ont été épuisés. Cette famille est arrivée dans le village en septembre dernier après avoir été accueillie à Béziers.  

Reportage France Bleu Hérault

Obligation de quitter le territoire français

Depuis le 10 juillet, la famille a pour obligation de quitter la France. De crainte que les gendarmes ne viennent les chercher, Flora, Eri et Ben, ont tout abandonné dans cet appartement mis à leur disposition par la mairie. Le strict minimum a été emporté. Les chaussures sont encore sur le palier de la porte d’entrée, les ballons et le vélo en bas des escaliers. Avant de partir, le frigo était plein comme si Flora et ses enfants avaient encore un peu d'espoir.

La mobilisation s'organise

Sandrine, du comité de soutien, a accueilli cette famille chez elle pendant cinq mois avant qu’elle ne trouve ce logement dans le village.  Elle se démène comme beaucoup ici pour que le titre de séjour soit prolongé.  Elle espère que cette mobilisation aura un écho favorable. 

"Chaque cas est différent. Il doit bien pouvoir y avoir une solution. Ils ont appris le français. Ils sont bien insérés dans le village." 

Sandrine veut encore y croire

Dans le village, plus personne ne sait officiellement où se cachent Flora et ses enfants

Cette mère de famille a fui l’Albanie après avoir été victime (d’après elle) de violences conjugales. Les enfants sont scolarisés en France depuis trois ans (le plus jeune à Fraïsse-sur-Agout, le plus âgé au collège à Saint-Pons).

À leur arrivée, tout le village s’est mobilisé pour refaire et meubler gracieusement l’appartement. Flora avait trouvé une promesse d’embauche. 

"Elle avait réussi a refaire sa vie, à oublier ses années de maltraitance et de souffrance." Agnès, une connaissance

Des courrier ont été envoyés aux élus pour les sensibiliser. Une pétition a été signée en l'espace de 10 jours par plus de 400 personnes (bien plus que le nombre d’habitants dans le village). Une manifestation de soutien a été organisée mercredi dernier. Une bonne soixantaine de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur désarroi, leur stupéfaction, leur déception, leur incompréhension, face à l’obligation de quitter le territoire français

Un recours grâcieux a par ailleurs été demandé à l'Élysée par le maire de Fraïsse-sur-Agoût. Mais ce dernier n'a eu aucun retour.

"Cette famille est bien intégrée. Il faut savoir faire des exceptions" dit le maire André Bacou

Les ballons et le vélo ont été oubliés avant ce départ prématuré - Radio France
Les ballons et le vélo ont été oubliés avant ce départ prématuré © Radio France - Stéfane Pocher
Les dessins des enfants sont accrochés sur la porte d'entrée de leur logement à côté de la mairie de Fraïsse sur Agoût  - Radio France
Les dessins des enfants sont accrochés sur la porte d'entrée de leur logement à côté de la mairie de Fraïsse sur Agoût © Radio France - Stéfane Pocher
Le plus jeune des enfants allait dans cette école de Fraïsse sur Agoût  - Radio France
Le plus jeune des enfants allait dans cette école de Fraïsse sur Agoût © Radio France - Stéfane Pocher