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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Toutes ces mesures sont incohérentes", le coup de gueule de Semurois opposés au couvre-feu

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Par , France Bleu Bourgogne

Une vingtaine d'habitants de Semur-en-Auxois ont manifesté leur mécontentement quant à la mise en place du couvre-feu en Côte-d'Or. Ce samedi 24 octobre 2020 vers 20h30 ils se sont rassemblés devant la collégiale Notre-Dame pour dire leur opposition à cette mesure.

Ces Semurois ne veulent pas du couvre-feu
Ces Semurois ne veulent pas du couvre-feu © Radio France - Thomas Nougaillon

Selon Jean-François Delfraissy, la situation sanitaire est "difficile, voire critique" dans notre pays. Le président du conseil scientifique estimait même ce lundi que "beaucoup de nos concitoyens n’ont pas encore pris conscience de ce qui nous attend". 

"La seconde vague sûrement plus forte que la première"

Dimanche on a dépassé la barre des 50 000 nouveaux cas en 24 heures depuis le début des tests à grande échelle. Et d'après ce spécialiste, qui conseille Emmanuel Macron, pour tenter de contrer la Covid-19 il faudrait au minimum durcir et étendre le couvre-feu face à une deuxième vague épidémique extrêmement "brutale" qui sera probablement "plus forte que la première". 

Le couvre-feu, eux, n'en veulent pas

A Semur-en-Auxois samedi soir vers 20h30 une vingtaine de personnes -parmi lesquelles un restaurateur, une artiste, une prof, une ostéopathe ou encore un tailleur de pierre- ont manifesté au pied de la collégiale Notre-Dame. Les motivations sont évidemment très différentes selon les personnes que l'on interroge. Lucien Bottini, gérant du restaurant "Aux vieux pavés", lui, trouve absurde de devoir mettre à la porte ses clients à partir de 21h. "Au lieu d'avoir 30 à 40 couverts sur deux heures et demi on se retrouve avec 20 à 30 couverts sur une heure dans un lieu restreint" déplore-t-il. 

"Reconfinez-nous plutôt"

Le restaurateur préférerait que l'on "reconfine mais bien plus durement que la première fois sur deux semaines au lieu de deux mois car ce serait suffisant pour enrayer la contamination" surtout si l'on "impose le port du masque et des tests à la sortie du confinement durant un bon mois".

"Pas besoin qu'on m'infantilise"

Jocelyne Santos, est peintre et sculptrice, à 68 ans elle se sait "personne à risque" du fait de son âge et pourtant elle aussi rejette ce couvre-feu. "Je suis capable de me protéger moi-même et je n'ai pas besoin qu'on m'infantilise comme le fait ce gouvernement".

"Je propose qu'on soigne les gens"

Fanny Topin, 37 ans, est ostéopathe que propose-t-elle à la place ? "Moi je propose que l'on soigne les gens. Sans parler de la chloroquine je connais des médecins généralistes qui prescrivent l'azithromycine et du zinc et qui obtiennent des résultats cela veut dire" explique t-elle en creux que si l'on donnait les bons traitement et "si l'on soignait les gens plus rapidement je ne suis pas sûre qu'il y ait autant de personnes en réa".   

Ces Semurois disent malgré tout respecter la loi, tous rentrent chez eux avant 21 heures, mais ils ont prévu de continuer à protester contre le couvre-feu.

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