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Société

Traditions funéraires : le nord de l'Europe préfère la crémation

mercredi 1 novembre 2017 à 18:03 Par Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu

Les pratiques funéraires évoluent en Europe. La crémation, notamment, est une tradition en plein essor, beaucoup plus répandue au nord qu'au sud du continent. En Suisse, elle concerne neuf défunts sur dix. En Grèce, elle n'est possible que depuis l'an dernier.

Le cimetière de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, est l'un des plus grands d'Europe
Le cimetière de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, est l'un des plus grands d'Europe © Maxppp - Fehim DEMIR

De nombreuses familles profitent de la Toussaint et du 2 novembre, jour des morts, pour se rassembler dans les cimetières. Les pratiques funéraires évoluent rapidement en Europe. La crémation, notamment, est une tradition en plein développement. Elle a plus de succès au nord qu'au sud du continent. Les pays catholiques, comme l'Espagne ou l'Italie, ne l'aiment pas. L'église catholique préfère l'inhumation. La Grèce orthodoxe ne permet la crémation que depuis l'an dernier. Elle n'a pas cours non plus dans les pays musulmans.

Les Suisses sont les plus nombreux en Europe à opter pour la crémation, qui concerne neuf défunts sur dix, contre un sur trois en France, selon une enquête IPSOS de 2015. Six personnes sur quatre en Allemagne ou en Belgique. Près de 80% des défunts en Suède ou au Danemark. C'est une pratique très répandue également en Grande-Bretagne. Les familles ne sont pas toujours libres de disposer des cendres à leur guise. En Allemagne et en Suisse, elles peuvent les déposer au pied d'un arbre dans une "Friedwald", une forêt de paix ou une forêt-cimetière.

Les obsèques "écologiques" entrent dans les mœurs

Pas question pour de nombreux citoyens européens de laisser une trop grand empreinte carbone en quittant ce monde. Les crématoriums s'équipent pour limiter les émanations de métaux lourds. Il existe maintenant des cercueils et des urnes en carton, en laine ou en osier. Enfin on adoptera peut-être bientôt de nouvelles techniques, pas encore autorisées, comme l'humusation, la transformation des corps en compost dans des espaces adaptés, ou encore l'hydrolyse alcaline et la promession, grâce à l'azote liquide.

Les funérailles low-cost ne sont plus taboues

En Allemagne, la société Sarg Discount organise des obsèques pour moins de 1000 euros, stèles et démarches d'état-civil incluses.

Le cimetière du Père-Lachaise, à Paris, accueille trois millions de visiteurs chaque année - Maxppp
Le cimetière du Père-Lachaise, à Paris, accueille trois millions de visiteurs chaque année © Maxppp - Pierre Heckler

Pour les vivants, les cimetières ne sont plus tabous non plus. Le Conseil de l'Europe a lancé en 2010 la route européenne des cimetières. Elle relie une soixantaine de sites dans vingt pays. Cet itinéraire culturel nous conduit du Père-Lachaise à Stockholm, via Barcelone, Prague, Rome ou Belgrade. Le cimetière de Sarajevo, 33 hectares, est l'un des plus grands d'Europe mais il ne peut pas rivaliser avec celui de Pantin, à Paris, qui en compte une centaine....

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