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Société

Trafic de drogue à Longjumeau : la maire écrit au Premier ministre

mardi 28 novembre 2017 à 6:04 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris

Le maire (LR) de Longjumeau, Sandrine Gelot, a écrit au Premier ministre pour éradiquer le trafic de drogue dans les quartiers Rocade Bel-Air. Elle demande une "action d'envergure". Les habitants, eux, parlent d'une situation "invivable"

Quartiers La Rocade et Bel-Air à Longjumeau
Quartiers La Rocade et Bel-Air à Longjumeau © Radio France - Valentin Dunate

Longjumeau, France

Depuis plus de deux ans, les habitants qui occupent les 894 logements des quartiers La Rocade et Bel-Air à Longjumeau subissent la loi des trafiquants de drogue. Un trafic qui rapporte des millions d'euros et rend la vie de ces habitants "invivable". France Bleu Paris a rencontré Marcel* et Raoul* (*leurs prénoms ont été modifiés). Ils habitent dans ces quartiers depuis 50 ans. "Au départ, c'était agréable, mais là, depuis deux ou trois ans, c'est la panique : impossible de dormir, nous sommes réveillés en permanence par les cris des guetteurs".

En effet, de midi à minuit, tous les jours, plusieurs guetteurs se mettent en place et encerclent le quartier. Tous sont cagoulés et préviennent instantanément de l'arrivée des forces de l'ordre. Ce qui surprend dans ce trafic et dans ce quartier, c'est qu'il a été rénové récemment. Les immeubles ne sont pas austères ou vétustes. Longjumeau est une petite commune de 22 000 habitants et Sandrine Gelot, maire (LR) de la ville appel l'Etat et le Premier ministre à l'aide. Elle fait le constat que "les actions coordonnées de la Police nationale et municipale, les nombreuses interpellations ne suffisent pas pour endiguer ce réseau organisé"

Ils se sentent "abandonnés" par l'Etat

Les habitants, que nous avons pu rencontrés, souhaitent une intervention des CRS pour "marquer le coup" et tenter d'arrêter le trafic. D'autant que cette délinquance a des conséquences sur la vie du quartier : depuis deux ans, "il n'y a plus d'éclairage la nuit, plus rien, le noir total". La plupart des halls d'entrée, qui devraient être sécurisés, ne le sont plus. Le bailleur social Efidis est pointé du doigt.

En d'autres termes, les habitants ont le sentiment d'être "abandonnés" par l'Etat. France Bleu Paris s'est rendu sur place.

"Il y a effectivement une omerta dans le quartier"