Société

Transat Jacques Vabre, épisode 4 : la Transat vue par des figures locales

Par Amélie Bonté, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) jeudi 22 octobre 2015 à 6:00

Le bassin Paul Vatine, aujourd'hui investit par les bateaux de la Jacques Vabre
Le bassin Paul Vatine, aujourd'hui investit par les bateaux de la Jacques Vabre © Radio France - Amélie Bonté

A l'occasion de la 12ème édition de la Transat Jacques Vabre dont le départ est donné au Havre dimanche 25 octobre, France Bleu Haute-Normandie vous fait vivre la Transat autrement avec un reportage par jour. Episode 4 : la Transat vue par des figures locales havraises.

Quand on est havrais, la Transat Jacque Vabre fait un peu partie de l'ADN de la ville. En tout cas depuis 22 ans, l'évènement rythme la vie porte océane. Et elle est a bien évoluée depuis la première édition en solitaire en 1993, avant de devenir une course en duo à partir de 1995.

La voile, la Transat, passage obligé pour le maire

Ce n'est pas parce qu'il a le mal de mer qu'Antoine Rufenacht s'interdit toute sortie sur un voilier mais il préfère par temps calme ! La voile, on est un peu obligé de s'y intéresser quand on est maire du Havre. Entre 1995 et 2010, Antoine Rufenacht a vu s'organiser 8 éditions quand il était à la tête de la ville.

Il se souvient plus particulièrement des skippers comme Paul Vatine (décédé en mer en 1999).

Paul était une figure très emblématique de la voile au Havre. J'étais à l'époque président du conseil régional de Haute-Normandie et Paul était sur le bateau sponsorisé par la région. Nous avions des liens très forts, sa disparition a été un choc considérable." se souvient Antoine Rufenacht.

L'évolution des bassins

Depuis 22 ans, Antoine Rufenacht a pu constater l'évolution technique sur les bateaux, l'évolution dans l'organisation pour la ville (qui aujourd'hui finance à hauteur de 900 000 €)  mais aussi l'agrandissement du village et avec l'engouement du public.

Depuis l'aménagement des bassins, dont le bassin Vatine, la Transat et les skippers ont pris leurs quartiers. Ces bassins sont aussi l'une des identités du Havre. D'ailleurs Max Bengtsson les connaît très bien. Cet écrivain de 90 ans est, comme Antoine Rufenacht, un 100% havrais.  Il a travaillé pendant des décennies pour une autre Transat, la compagnie générale transatlantique (CGT).

La compagnie transatlantique avait deux postes dans ce bassin, un ou deux cargos y avaient leur place. Et ce qui est intéressant c'est que depuis les années 1965-1970, les bassins étaient plus ou moins abandonnés." raconte l'écrivain Max Bengtsson.

Aujourd'hui ce sont les bateaux des skippers de la Jacques Vabre qui en ont pris possession. La transat, c'est d'ailleurs, d'après les mémoires locales, un mot qui vient du Havre !

Ecoutez le reportage d'Amélie Bonté

Ecoutez Antoine Rufenacht, ancien maire du Havre sur ses souvenirs de skippers

A venir, épisode 5 : la Transat et l'économie locale 

A réécouter ici, épisode 3 : Le Havre, ville de voileux

A réécouter ici, épisode 2 :  comment sponsoriser un bateau ?

A réécouter ici, épisode 1 : la route du café