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Travaux, bruit la nuit... Quand le confinement crée des tensions entre voisins

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Par , France Bleu Paris

S’il est devenu pour certains l’occasion de se rapprocher de ses voisins, le confinement est pour d’autres une source de tensions. Entre le bruit des enfants du dessus ou de la perceuse à longueur de journée, ça a quoi, parfois, taper sur le système.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Pierre Heckler

Confiné depuis un mois dans son appartement de 30 m² à Saint-Chéron, en Essonne, avec sa femme et sa petite fille de 18 mois, Jérémy se serait bien passé des travaux des voisins. "On a du perçage, de la scie, des coups de marteau, des maillets...", énumère-t-il en soupirant. 

Ce bruit continu de 10h à 17h est devenu, au fil des jours, de moins en moins supportable pour le technicien dans le domaine de la carte bancaire. En télétravail, c'est un vrai handicap. "Je n'arrive pas à me concentrer, alors je m'isole dans une pièce plus reculée mais vous comprendrez que dans 30 m², on arrive vite au bout."

Je pensais que, vu la situation, tout le monde ferait un petit effort pour essayer de vivre ensemble, mais non

Les travaux de ses voisins sont non seulement gênants sur le plan professionnel mais aussi sur le plan personnel. "Ma fille fait encore la sieste mais, là, elle n'arrive plus à dormir, elle est plus fatiguée et pleure plus, raconte Jérémy. Quant à ma femme, elle a plus souvent mal à la tête, donc forcément ça créé aussi des conflits dans le couple. Ça joue sur tout, en fait." 

Jérémy n’est pas allé voir directement ses voisin, "distanciation sociale oblige", dit-il. Il a appelé, à la place, la police municipale et la gendarmerie. "Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire, que mes voisins étaient dans leur droit, que les travaux n'étaient pas interdits pendant le confinement. Je pensais que, vu la situation, tout le monde ferait un petit effort pour essayer de vivre ensemble, mais non. Je ne comprends pas pourquoi on devrait supporter ça parce que madame et monsieur, à côté, veulent une nouvelle cuisine."

La mairie du 17e à Paris alerte le préfet de police

Ces tensions entre voisins se retrouvent encore plus présentes à Paris. "Là où la densité de population est plus grande encore", assure le maire Les Républicains du 17e arrondissement, Geoffroy Boulard. Il a été alerté par "une vingtaine" d'habitants excédés des bruits de perceuses ou de marteau du voisin du dessous ou du dessus. "Avant le confinement, jamais on ne m'avait appelé pour ça !"

Geoffroy Boulard a demandé récemment au préfet de police de prendre des restrictions provisoires sur les travaux d’intérieur. "Je demandais simplement à ce que l'on prenne des mesures pour interdire, le temps de confinement, les chantiers un peu plus lourds. Mais le préfet m'a répondu qu'il fallait simplement appeler la police, en cas de conflit. Pour moi, ça n'est pas satisfaisant, parce que l'on parle de santé physique et mentale."

Contactée, la préfecture de police de Paris explique que c'est du ressort de la mairie de prendre ou non des arrêtés restreignant les travaux d'intérieur. 

Les médiateurs à la rescousse

Pour régler ce genre de conflits, la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation (CPMN) met en place, durant le confinement, une cellule d’écoute gratuite, via le site allomediateur. Elle reçoit jusqu'à une dizaine d'appels par jour. 

"Ce qui dérange, c'est cette impression que le voisin est négligent à notre égard, qu'il ne considère pas et qu'il le fait exprès, explique Henri Sendros-Mila, le président de la CPMN. Il est important, en fait, dans ces moments-là de faire prendre du recul aux gens et parfois ça suffit."

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