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Tribune des militaires : les signataires en activité passeront devant un conseil militaire

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le chef d'état-major François Lecointre a annoncé ce mercredi que 18 militaires en activité et qui ont signé une tribune controversée dénonçant le "délitement" de la France, passeront "chacun devant un conseil militaire". Il évoque de possibles "radiations" ou "mises à la retraite d'office".

Le général François Lecointre, chef d'état-major des Armées, a annoncé que les 18 militaires signataires encore en activité passeront devant un conseil militaire
Le général François Lecointre, chef d'état-major des Armées, a annoncé que les 18 militaires signataires encore en activité passeront devant un conseil militaire © AFP - JOEL SAGET

Dans un entretien au quotidien Le Parisien publié ce mercredi, le général François Lecointre, chef d'état-major des armées, a annoncé que les 18 militaires en activité signataires d'une tribune controversée passeront "chacun devant un conseil militaire". Dans ce texte publié dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelle, d'anciens militaires et 18 encore en activité ont dénoncé le "délitement" de la France et se sont dits prêts à "soutenir les politiques" qui œuvreront contre. 

Des "radiations" ou "mises à la retraite d'office"

Le général Lecointre a évoqué de possibles "radiations" ou "mises à la retraite d'office". Il indique qu'au terme de la procédure, c'est "le président de la République qui signe un décret de radiation". Le chef d'état-major a cité "en particulier" le général Piquemal "déjà radié (pour avoir mené des manifestations anti-migrants en 2016), le droit de prendre des engagements politiciens en mettant en avant leur grade". 

Ces sanctions seront exemplaires - Hervé Grandjean, porte-parole des armées

"Ces sanctions seront exemplaires et nous allons continuer à regarder très soigneusement la liste des signataires", a déclaré sur franceinfo ce jeudi matin Hervé Grandjean, le porte-parole des armées.

"Il faut distinguer deux catégories au sein de ces militaires", a-t-il précisé : "il y a d'une part des militaires qui travaillent aujourd'hui au ministère des Armées, ils sont 18 militaires. Ils vont passer devant un conseil de discipline au niveau local, et ils peuvent recevoir des sanctions qui vont jusqu'à des jours d'arrêt." 

Les généraux à la retraite peuvent perdre leur droit de porter l'uniforme, leur carte militaire et le droit de signer des documents en accolant leur grade à l'ordre

Le porte-parole des Armées a ensuite évoqué une deuxième catégorie de militaires : "Ce sont des généraux de deuxième section. Ça veut dire qu'ils sont à la retraite, mais qu'ils peuvent être rappelés si une mission leur a été confiée par le ministère des Armées. Ces généraux, même s'ils sont à la retraite, sont aussi soumis au devoir de réserve, au devoir de neutralité et de loyauté. Les sanctions demandées par le chef d'état major des Armées et la ministre des Armées, vont jusqu'à la radiation des services. Ils peuvent ainsi perdre leur droit de porter l'uniforme, leur carte militaire et aussi le droit de signer des documents en accolant leur grade à l'ordre", a-t-il détaillé.

Une tribune dénoncée par le Premier ministre 

Plus tôt ce mercredi, le Premier ministre a condamné "avec la plus grande fermeté", la tribune signée par des anciens militaires dans Valeurs actuelles, qui est "contraire à tous nos principes républicains". Il a aussi dénoncé sa "récupération politique tout à fait inacceptable" de la part de Marine Le Pen.

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