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Dossier : Coronavirus Covid-19

Trois aides à domicile de Pontarlier créent un collectif sur toute la Bourgogne-Franche-Comté

Trois Pontissaliennes veulent faire avancer les revendications des aides à domicile, notamment en matière salariale. Elles veulent structurer leur mouvement à travers toute la Bourgogne-Franche-Comté.

Image d'illustration de la page Facebook du collectif
Image d'illustration de la page Facebook du collectif - Collectif "Force invisible Bourgogne-Franche-Comté"

"Force invisible Bourgogne-Franche-Comté". C'est le nom de la nouvelle page Facebook lancée il y a une semaine par trois aides à domicile de Pontarlier, dans le but de mieux se faire entendre. 

Le salaire "ne donne pas assez d'attraits pour embaucher de nouvelles personnes"

"On demande d'abord une revalorisation des salaires", précise Gaëlle Fourneret, l'une des trois créatrices du groupe, aide-soignante à Pontarlier depuis cinq ans. "Nous faisons des kilomètres avec nos voitures personnelles, nous avons des horaires qui ne sont pas fixes, et on trouve que tout cela n'est pas assez remboursé." Suivant les diplômes qu'elles obtiennent, la paie varie, mais elle tourne en moyenne autour du Smic. "Ça ne donne pas assez d'attraits pour embaucher de nouvelles personnes", déplore Gaëlle. 

"Avant la crise, le gouvernement avait lancé des choses, mais depuis, on se sent oubliées"

Pourtant, ces métiers sont indispensables, face à une société qui vieillit de plus en plus, et qui a tendance à préférer le "maintien à domicile" plutôt que le placement en Ehpad. En 2019, c'était d'ailleurs le sens d'une vaste consultation sur le grand âge lancée par Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, qui avait conduit le gouvernement à lancer un grand plan de revalorisation des métiers d'aide à domicile. Mais depuis, rien n'a changé. "Avant le coronavirus, le gouvernement avait lancé deux ou trois choses pour revaloriser le métier, mais depuis que la crise est passée par là, on ne voit plus rien. On se sent oubliées."

La prime Covid : "de belles promesses", mais pas de résultat

Outre cette revalorisation, le collectif "Bourgogne-Franche-Comté" a vocation à demander une égalisation de la prime versée suite à la crise aux aides à domicile. Cette prime, donnée par les départements, peut s'élever à 1.000 euros pour les temps plein. "Sauf qu'on s'est rendues compte que certaines filles [le métier est très majoritairement exercé par des femmes] n'auront rien. C'est très inégal, car en fait, peu d'entre nous étaient à temps plein pendant la crise. Et si on touche cette prime, elle ne sera pas la même pour chacune, alors qu'on a fait le même métier et pris autant de risques partout en France pendant la crise."

Manifestation à Paris le 12 septembre

Aujourd'hui, Gaëlle et ses consœurs se sentent "oubliées par l'État. Ils ont fait de belles promesses, et on a rien vu". Le collectif "aimerait au moins que l'État compense pour les filles qui n'ont pas obtenu de prime départementale." En se structurant ainsi dans toute la Bourgogne-Franche-Comté, elles espèrent faire avancer leur cause. En une semaine, le groupe est déjà passé de trois à une cinquantaine de membres. Une manifestation nationale est prévue à Paris le 12 septembre.

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