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Société

Orléans : trois militants placés en garde à vue pour avoir dérobé un portrait du président de la République

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Orléans

Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce lundi devant le commissariat d'Orléans. Ils soutenaient trois activistes d'"Action non violente COP 21" placés en garde à vue pendant neuf heures pour avoir dérobé un portrait du président de la République dans la mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle.

Rassemblement de soutien aux activistes qui avaient dérobé un portrait du président de la République (devant le commissariat d'Orléans)
Rassemblement de soutien aux activistes qui avaient dérobé un portrait du président de la République (devant le commissariat d'Orléans) © Radio France - Lydie Lahaix

Orléans, France

Trois militants écologistes ont été placés en garde à vue ce lundi par la police à Orléans.  Ils appartiennent au mouvement "Action Non violente Cop 21" et sont soupçonnés d'avoir dérobé le portrait officiel d'Emmanuel Macron à la mairie de St Jean-de-la-Ruelle, le 2 mars dernier. Après neuf heures de garde à vue, ils sont ressortis libres en fin d'après-midi et sont convoqués devant le tribunal correctionnel d'Orléans le 13 septembre prochain. Cette action symbolique visait à dénoncer "l'inaction du président de la République en matière d'écologie et de lutte contre le réchauffement climatique". 

Le gouvernement préfère réprimer les actions militantes pour le climat"

Environ cinquante personnes sont venues soutenir ces trois militants et disent vouloir rester devant le commissariat durant le temps de la garde à vue. Ces soutiens scandent "Libérez nos camarades !" et dénoncent, à l'instar de Guillaume Blanchard "un gouvernement qui préfère réprimer les actions militantes pour le climat plutôt que d'agir pour le climat. C'est plus simple !" Absent lors de l'opération à la mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle le 2 mars (où étaient présents treize militants, selon lui), le militant de 26 ans affirme avoir mené d'autres actions de ce type, ailleurs : voler un portrait du chef de l'état est illégal, il le sait, "ça nous permet de faire connaître nos actions, c'est un risque qu'on prend en toute connaissance de cause". 

Ils n'ont pas encore restitué le portrait volé à Saint-Jean-de-la-Ruelle

Pour lui, "ce n'est pas un vol mais une réquisition, ce portrait sera rendu dès que les engagements de la COP 21 seront tenus !" Et le militant précise qu'il s'agit d'une "action non violente, c'est symbolique, on ne fait de mal à personne". Si la justice décide de poursuivre les trois activistes orléanais à l'issue de leur garde à vue, ils encourent théoriquement jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende pour vol en réunion.