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Société

Trois mois après le passage d'Irma, leur nouvelle vie dans l'Yonne

lundi 11 décembre 2017 à 18:09 Par Renaud Candelier, France Bleu Auxerre et France Bleu

Une famille originaire de l'Yonne est revenue y vivre après l'ouragan Irma qui a dévasté l'île de Saint-Martin le 6 septembre 2017. Seuls la maman et ses deux enfants sont revenus à Joigny. Le père, gendarme, est resté sur place pour terminer sa mission.

La famille Schalbretter, originaire de Joigny (Yonne) était installée à Saint-Martin depuis juillet 2015
La famille Schalbretter, originaire de Joigny (Yonne) était installée à Saint-Martin depuis juillet 2015 - Christophe Schalbretter

Joigny, France

C'était il y a trois mois exactement, le 6 septembre 2017 l'ouragan Irma dévastait l'ile de Saint-Martin aux Antilles faisant onze morts. 95% des bâtiments étaient endommagés. Aujourd'hui seuls deux tiers des foyers ont retrouvé l'eau courante et un établissement scolaire sur deux n'a pas pu rouvrir. Parmi les rescapés de cette catastrophe, une famille de l'Yonne a choisi de revenir en métropole à la demande de leurs deux enfants de 14 ans et 16 ans, l'un passe le Brevet des collèges cette année et l'autre le bac de Français.

AVANT - vue sur les montage de Saint-Martin, depuis la terrasse de la famille Schalbretter  - Aucun(e)
AVANT - vue sur les montage de Saint-Martin, depuis la terrasse de la famille Schalbretter - Christophe Schalbretter

En 2015, la famille Schalbretter quitte Joigny pour quelques années au soleil. Projet écourté fin septembre 2017, la maman Stéphanie et ses deux enfants rentrent en urgence à Joigny: "on a essayé de ramener quelques affaires, mais c'est vrai que c'était des affaires d'été. En fin de compte, on n'a pas ramené grand-chose." La famille doit alors tout racheter, vêtements chauds, chaussures, accessoires, mais aussi une voiture. Rescapés, ils le sont encore. La famille est hébergée chez des amis, mais elle est surtout loin de la catastrophe : "mon fils a eu très très peur. La baie vitrée a explosé, une partie du toit s'est envolée, il ne se sentait plus en sécurité. Et ma fille avait très peur pour sa scolarité. Elle ne se voyait pas du tout perdre une année."

APRES - même vue que l'image précédente, après le passage de l'ouragan Irma. La végétation a purement disparu du paysage - Aucun(e)
APRES - même vue que l'image précédente, après le passage de l'ouragan Irma. La végétation a purement disparu du paysage - Christophe Schalbretter

Les enfants n'auraient pas pu avoir une scolarité normale

"Le collège de mon fils a été totalement détruit. L'effectif de ce collège a été remis dans un autre collège. Et c'est un enseignement à mi-temps, certains ont cours le matin, d'autres l'après-midi." A Joigny, ils ont pu être inscrits après la rentrée et ont trouvé des places sans difficulté.

"Mes enfants ont voulu rentrer en métropole, on avait même du mal à reconnaître les paysages" - Stéphanie Schalbretter, rescapée de l'ouragan Irma à Joigny (Yonne)

Mais le père Christophe, lui, est resté là-bas. Ce gendarme, anciennement en poste à la brigade motorisée de Joigny, a voulu finir sa mission jusqu'à l'été : "on est vraiment tombés amoureux de cet île et je ne me voyais pas partir en plein tourmente. La population ici a besoin non seulement d'une aide économique et matérielle, mais a aussi besoin d'une aide morale. Quand on a vécu quelque chose comme ça où tout est dévasté, c'est très important de sentir que les gens sont là pour vous soutenir." Stéphanie, elle, ce sent un peu coupable d'être partie comme 20% de la population de Saint-Martin (35.000 habitants avant l'ouragan). Mais elle a choisi sa priorité : ses deux enfants.