Éducation

Les syndicats d'enseignants dénoncent le manque d'effectifs et de mixité dans les écoles de Perpignan

Par Anne-Natacha Bouillon, France Bleu Roussillon lundi 12 septembre 2016 à 17:24

Dans une salle de classe à la rentrée scolaire (illustration)
Dans une salle de classe à la rentrée scolaire (illustration) © Maxppp -

Depuis les derniers attentats, la sécurité doit être renforcée dans tous les établissement scolaires. Plusieurs syndicats des Pyrénées-Orientales dénoncent un manque de moyens et de formation. Ils pointent aussi l'absence de mixité dans les écoles, notamment à Perpignan.

Sécurité drastique dans les établissement scolaire. Depuis les derniers attentats, le ministère de l'Éducation nationale donne des consignes très claires à tous les enseignants. Les parents ont notamment l'interdiction d'entrer dans les écoles sauf en maternelle, mais il y a un filtrage et leurs sacs pourraient être fouillés. Les chefs d'établissement doivent organiser une réunion de sécurité avec les parents d'élèves, puis informer tous les enfants. Un exercice intrusion attentat sera également organisé dans toutes les classes avant les vacances de la Toussaint.

Mais impossible de mettre un gendarme ou policier devant chacune des 297 écoles des Pyrénées-Orientales. Alors c'est aux instituteurs de faire régner l'ordre.

Pour la FSU, le SNES, et le SNUIPP. les consignes du ministère sont inapplicables.

" On n'est pas formés pour faire les gendarmes, ce n'est pas notre métier et nous n'avons pas assez d'effectifs."  Marc Molinier du SNES FSU.

Absence de mixité à Perpignan

Les syndicats demandent aussi au préfet d'être très vigilant sur la mixité dans les établissement. Sur ce sujet, ils interpellent tous les élus du département.

En plein cœur de Saint-Mathieu, un quartier très populaire de Perpignan, les établissements publics accueillent des enfants en situation très précaire. "L'école, elle est comme le quartier, tous les gens qu'ont pas d'argent", expliqueAlice qui vient de déposer sa fille à l'école.

Des pauvres au milieu d'autres enfants issus de l'immigration. "Il y en a qui ne veulent pas mettre leurs enfants à l'école, parce qu'il y a des gitans et des arabes", déplore Valérie. Du coup les enfants eux-mêmes refusent de se mélanger.

"Je m'appelle Lakdar. Mes copains c'est Mohamed et Achra, je ne veux pas me mélanger avec les autres."

Les syndicats réclament une véritable carte scolaire, qui mêlerait Perpignan au villages alentours.

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