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Société

Troubles du sommeil : un jeune Francilien sur cinq est insomniaque chronique

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Une étude sur le sommeil à l'ère du numérique de l'Observatoire régional de santé Ile-de-France révèle que l'usage excessif des écrans amène des troubles importants du sommeil. En Ile-de-France, un jeune Francilien sur cinq est insomniaque chronique et plus d'un sur quatre manque de sommeil.

Les jeunes ne dorment pas assez
Les jeunes ne dorment pas assez © Maxppp - Jean-Baptiste Quentin

Quelle influence ont les écrans sur notre sommeil ? C'est sur ce sujet que l'Observatoire régional de santé (ORS) Ile-de-France a travaillé. Il vient de publier une étude intitulée : "Le sommeil des jeunes Franciliens à l'ère du numérique". Pour l'ORS, le sommeil est un enjeu de santé publique largement sous-estimé. En France les troubles du sommeil touchent plus de la moitié des jeunes.

Pourquoi les jeunes dorment-ils si peu et si mal ?

Selon l'ORS, l'usage intensif des écrans est en cause. Si les jeunes, en particulier, dorment moins c'est parce qu'ils passent énormément de temps sur les écrans. Des écrans qui sont désormais si petits qu'on peut les emmener partout, les utiliser à tout moment du jour et de la nuit, ce dont ne se privent pas les adolescents.

L'ORS constate que le nombre d'heures de sommeil diminue chez les plus jeunes depuis les années 2000. Or c'est à ce moment-là qu'internet connait un grand essor en France. Tant et si bien qu'on arrive aujourd'hui à pratiquement 100% d'internautes chez les jeunes. 

Les jeunes manquent de sommeil à cause de leur utilisation intensive des écrans - Maxppp
Les jeunes manquent de sommeil à cause de leur utilisation intensive des écrans © Maxppp - Jean Francois Frey

Les jeunes Franciliens très concernés par les troubles du sommeil

Près de 83% des Franciliens dorment mal et ce sont surtout des jeunes qui habitent en région parisienne. Les Franciliens dorment moins que les autres habitants en France. Près d'un adolescent franciliens sur quatre manque de sommeil ou somnole dans la journée. Un sur cinq est insomniaque chronique

Beaucoup somnole dans la journée. - Maxppp
Beaucoup somnole dans la journée. © Maxppp - Julio PELAEZ

Ce sont les jeunes âgés de 15 ans qui dorment le moins et manquent le plus de sommeil. Ils se privent de sommeil pour rester connectés. Ils peuvent passer jusqu'à six heures par jour devant un écran. Ils ont du mal, ensuite, à s'endormir. Et quand ils dorment, les alertes de notification troublent leur sommeil qui devient moins réparateur. 

Un enjeu de santé publique

Le manque de sommeil est un facteur aggravant de certaines maladies. La présence des écrans dans l’espace nuit, les activités dans l’heure avant le coucher, les activités interactives nocturnes, l’usage des écrans plus de deux heures par jour ou après 21 heures ou en position couchée sont des comportements particulièrement à risque.  

Le manque de sommeil est un problème de santé publique - Maxppp
Le manque de sommeil est un problème de santé publique © Maxppp - Laurence Mouton

Les jeunes qui manquent de sommeil sont plus sujets à la dépression, à des troubles de relations sociales et à des mauvaises performances scolaires. L’usage abusif des écrans les expose aussi à des troubles de santé mentale et à des maladies chroniques dont l’obésité

Les préconisations de l'Observatoire régional de santé 

Pour l'ORS, garantir un bon sommeil est un enjeu public et pas seulement un problème individuel. 

Il interpelle les pouvoirs publics et dans son étude il met en avant plusieurs idées qui pourraient faire changer les comportements. 

Des campagnes d'éducation populaire pour le sommeil comme il y en a déjà pour le tabac, l'alcool ou la nutrition, seraient bénéfiques. 

Des propositions comme "une semaine sans écran"  à destination des jeunes seraient intéressantes.

L'ORS propose aussi qu'il y ait des messages d'avertissement sur le danger d'un usage excessif des écrans comme il y en a pour l'alcool. 

Il suggère enfin une diffusion des comportements nécessaires pour un bon sommeil ou la mise  en avant de mesures d'autoévaluation du sommeil.    

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