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Société

Trouver une place dans un cimetière est parfois un vrai défi en Provence

mercredi 31 octobre 2018 à 19:34 Par Fabien Le Dû, France Bleu Provence

Certes la situation n'est pas aussi critique qu'à Paris intramuros, mais certains cimetières de Provence affichent "complet". Les listes d'attente sont souvent très longues pour obtenir une concession et certains habitants sont contraints d'inhumer leurs défunts à des kilomètres de chez eux.

Certains cimetières affichent complets
Certains cimetières affichent complets © Maxppp - MARSILHAC Thierry

Marseille, France

À Marseille, gagner de la place dans les cimetières pour libérer des concessions, c'est un défi quotidien. D'après Maurice Rey, élu en charge de cette question, il y a eu ces neuf dernières années quelque 76.000 inhumations. Un chiffre qui dépasse de loin le nombre de concessions qui se sont libérées. "La situation s'améliore, selon l'élu. Cette année nous avons vendu plus de 800 concessions, l'année dernière près d'un millier."  

Un seul cimetière dans les quartiers sud de Marseille

Mais comment fait la mairie pour "pousser les murs" ? "Nous avons mis en place un plan pour optimiser les espaces qui ne servaient pas dans les cimetières, nous avons huit hectares de réserves foncières au cimetière des Vaudrans (12e) et nous récupérons des concessions abandonnées ou qui arrivent à leur terme".

À Marseille toutefois, certains petits cimetières de quartiers sont complets, impossible de décrocher une concession. Des cimetières également mal répartis : celui de Mazargues est le seul pour les quartiers sud.

"On m'a dit qu'il y avait 10 ans d'attente !" (Michel)

Alors des habitants sont obligés d'aller inhumer leurs proches dans des cimetières éloignés de leur domicile. C'est le cas de Michel à Aix-en-Provence : "On m'a dit qu'il y avait 10 ans d'attente pour Saint-Pierre alors j'ai dû enterrer ma femme au cimetière Saint-Jean, à plusieurs kilomètres d'Aix, je suis obligé de prendre le bus pour venir."

Même son de cloche à Luynes près d'Aix-en-Provence et dans d'autres communes du pays d'Aix selon certains habitants : "C'est bien simple, c'est impossible", affirme Bernard.

Une saturation des anciens cimetières malgré l'expansion de la crémation, que l'on doit aux concessions perpétuelles accordées durant des décennies et qui représentent encore aujourd'hui la majorité des concessions.