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Société

Uber Eats à Cherbourg : des sans-papiers utilisent des faux comptes

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Par , France Bleu Cotentin

La plateforme de livraison de repas à domicile Uber Eats est à Cherbourg-en-Cotentin depuis 7 mois. Restaurateurs et livreurs dénoncent une dizaine de livreurs sans-papiers qui louent des faux comptes pour travailler. Une pratique courante sur ces plateformes... Cherbourg n'y échappe pas.

Des sans papiers utilisent des faux comptes pour travailler chez Uber Eats à Cherbourg-en-Cotentin. (Photo d'illustration.)
Des sans papiers utilisent des faux comptes pour travailler chez Uber Eats à Cherbourg-en-Cotentin. (Photo d'illustration.) © Radio France - Isabelle Piroux

Cherbourg, France

Il y a 7 mois, près de 13 restaurants ont signé un partenariat avec la plateforme de livraison de repas à domicile Uber Eats. Aujourd'hui, ils sont 21. Parmi ces restaurateurs, plusieurs sont en colère. Ils dénoncent un manque de professionnalisme de la part de certains livreurs : "ils ne disent pas bonjour, hurlent dans le restaurant devant les clients..." s'exaspère Juliana Jurdi, la propriétaire du Comptoir Libanais à Cherbourg-en-Cotentin. 

Une dizaine de sans-papiers utilisent des faux comptes

D'après nos éléments, une dizaine de personnes sont mis en cause. Des sans-papiers pour la plupart. Ils utilisent des faux comptes pour travailler sur Uber Eats. Un livreur Uber Eats à Cherbourg a accepté de nous répondre. Il a lui-même été sollicité pour louer son compte à un sans-papiers : "c'est des anciens livreurs qui changent d'activité et louent leur compte pour 150€ par semaine". Même si la plateforme est au courant de ces agissements, elle ne tolère aucune pratique de travail illégal, mais précise néanmoins que toutes les plateformes sont touchées par ce phénomène.

Recruter différemment

Pour éviter ce travail illégal, "encore faut-il qu'Uber Eats sélectionne ses livreurs en amont" conseille la propriétaire du Comptoir Libanais.  Elle a d'ailleurs quelques suggestions pour la plateforme : "mettre en place un test de français, et même un test... psychologique" confesse-t-elle à demi-mot.

"Le problème, c'est Uber Eats, c'est ceux qui gagnent de l'argent"

Yoann Bergeron, propriétaire de Pizz Express à Cherbourg : "ça m'arrive souvent de voir un coursier qui ne ressemble pas du tout à la photo qu'on a sur la tablette"... mais il précise que "le problème, ce ne sont pas les livreurs, c'est Uber Eats, c'est ceux qui gagnent de l'argent derrière leur bureau, ceux qui ne sont jamais allés sur le terrain. _Ils doivent modifier leur façon de recruter les gens..."  Une méthode qu'Uber Eats revendique "on ne changera pas notre façon de faire_, nous proposons des partenariats, pas des contrats. Les restaurateurs peuvent toujours faire remonter des soucis s'il y en a."

Un système de reconnaissance faciale pour vérifier l'identité des livreurs

Pour contrer l'utilisation de faux comptes sur la plateforme, Uber Eats souhaite mettre en place un système de reconnaissance faciale. Le propriétaire de Pizz Express, Yoann Bergeron réagit : "c'est de l'humour, _imaginez si le mec est malade, il a la tête en vrac, son téléphone ne va pas le reconnaître_... ce n'est pas une solution."

Une situation délicate pour Uber Eats, quelques semaines avant l'arrivée à Cherbourg d'une plateforme concurrente : Deliveroo.

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